Primature : IBK n’a plus droit à l’erreur

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La désignation d’un nouveau Premier ministre défraie la chronique. Politiques, politiciens, et citoyens lambda font leur analyse et s’interrogent sur le choix du nouvel occupant de la primature. Qui pour succéder à Modibo Keïta ?
Pour plusieurs raisons, l’action gouvernementale a besoin d’un nouveau souffle, pour non seulement traduire efficacement la volonté politique du président de la République, mais et surtout pour apporter des solutions appropriées à court ou à long terme aux préoccupations majeures du peuple malien.
Depuis son accession à la magistrature suprême en 2013, à l’issue d’une éclatante victoire à l’élection présidentielle, IBK est toujours à la recherche de « ce chef de gouvernement » de défi, comme il le fut pour un certain Alpha Oumar Konaré, dans les premières années de l’ère démocratique. Dans la quête de ce « sauveur » et de ce « libérateur », le Président Kankélétigui, à moins de trois ans de son premier quinquennat, a porté sa confiance sur trois hommes, notamment un banquier technocrate, Oumar Tatam Ly, un jeune leader politique, Moussa Mara, et un vieux d’une expérience administrative énorme et doté d’un sens élevé de l’Etat, Modibo Keïta, toujours en poste. En dépit de son riche expérience administrative, le navire Mali est dans la tourmente. L’insécurité dans toutes ses formes, l’emploi des jeunes, la cherté de la vie, pour ne citer ceux-ci, restent encore des défis à relever durant ce quinquennat d’IBK. Conséquence, le train du développement du Mali peine à décoller. A un an de la fin de sa première mandature, le locataire de Koulouba n’a plus droit à l’erreur dans le choix du Premier ministre. Le nouveau Premier ministre doit se montrer rassembleur de l’ensemble des couches de notre pays pour trouver une unanimité autour du pays. Il doit avoir une bonne aura internationale capable de tenir tête à la communauté internationale afin de l’amener à être sincère envers le Mali. Le nouveau locataire de la primature doit éviter les erreurs du passé et trouver une solution rapide à la crise dont les effets se transportent de plus en plus vers le sud.
Aidons-le, car la situation actuelle impose à notre pays d’aller vite à l’essentiel. Le second mandat d’IBK dépendra de la réussite du futur Premier ministre. Son principal chantier sera de faire revenir Kidal dans le giron du Mali. Cette équation demeure toujours un caillou dans les chaussures du régime, une équation à multiples inconnues. Aider IBK, c’est le laisser la main libre de choisir l’homme qu’il faut pour le Mali.
Bamey Diallo

Source : aBamako

aBamako

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