Projet de budget d’état 2018 : « 2017, année de mobilisation des ressources intérieures et d’amélioration de la qualité »

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L’hôtel Salam de Bamako a servi de cadre, le jeudi 23 février 2017, pour les travaux de l’Atelier national de concertation pour le lancement des travaux de préparation du projet de Budget d’État 2018 et les documents de programmation pluriannuelle de dépenses et Projet annuel de performance 2018-2020. La cérémonie d’ouverture solennelle des travaux était présidée par le ministre de l’Economie et des Finances M. Boubou Cissé, en présence du Directeur général du Budget national M. Sidiki Traoré et plusieurs responsables des administrations centrales.

Le directeur général du Budget national M. Sidiki Traoré, a souligné le rôle important des acteurs dans le processus budgétaire en mode programmes. Selon lui, l’implication des DFM est attendue pour assurer la transition et permettre aux responsables de programme d’assumer pleinement leur rôle d’ordonnateur. « En tout état de cause les DFM seront le prolongement de la Direction Générale du Budget auprès des responsables de programmes pour notamment, la préparation, la coordination et la consolidation des avant projets de budget. Le suivi de l’exécution des dépenses et les rapports d’exécution du budget » a indiqué Sidiki Traoré. Il a aussi indiqué que la Direction Générale du budget a mené des activités pour préparer le passage en mode budget programme notamment, la transcription des directives dans la législation national, l’élaboration des manuels et guides l’adaptation des systèmes d’information.

Le ministre de l’Economie et des Finances Dr. Boubou Cissé a fait comprendre que l’atelier de lancement de cette année intervient dans un contexte de stabilité macroéconomique nonobstant un environnement économique international incertain et la situation sécuritaire fragile du pays. « Le taux de croissance pour 2016 (5,4%) et 2017 (5,3%) sera robuste et supérieur à son niveau structurel et tendanciel de l’économie de 5% en raison notamment de l’impulsion du secteur agricole et les politiques économiques en faveur de l’investissement » a-t-il affirmé.

Le ministre de préciser qu’en matière d’exécution budgétaire, en 2016, l’objectif de mobilisation des recettes fiscales a été atteint. « Au niveau des dépenses, le déficit s’est amélioré, ce qui dénote une bonne maîtrise des dépenses. Pour l’année 2017, elle se poursuivra avec un objectif mettant l’accent sur la mobilisation des ressources intérieures et une amélioration de la qualité des dépenses. Les perspectives économiques pour 2018 sont favorables, la croissance du PIB réel devrait rester robuste à 5,2%, tandis que l’inflation devrait légèrement se situer à 1,3%. Il reste certaines actions urgentes à compléter sur lesquelles, il faudra concentrer vos énergies à savoir : conduire les arbitrages budgétaires en mode programmes en tenant compte de la performance dans les allocations budgétaires; Poursuivre la désignation des responsables des programmes ; Interfacer la base des données de l’exécution du budget en dépense et la base données du paiement de la dépenses et la comptabilité publique; Améliorer le contrôle à priori pour le rendre plus allégé tout en préservant la qualité de l’exécution du budget ; Assurer la jonction entre la réforme administrative et la réforme financière » a conclu le ministre de l’Economie et des Finances.

Daouda Diankoumba

Source : aBamako

aBamako

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