Sécurité alimentaire : Plus de 8,9 millions de tonnes de céréales lors de la campagne 2016-2017

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La salle de conférence du Gouvernorat du district  a abrité, le mardi 21 février dernier,  la 12ème session ordinaire du Comité de Coordination et de Suivie des Politiques et Programmes de Sécurité Alimentaire (CCSPSA). La session a permis d’une part d’examiner l’évolution  de la situation provisoire alimentaire faite par le SAP tout en faisant le point d’exécution des recommandations formulées par la 11ème session. Et d’autre part, examiner le bilan du plan d’opération et de son budget 2017 du dispositif de sécurité alimentaire, pour leur adoption.

Les travaux de cette session ordinaire du comité de coordination et suivi des politiques et programmes de sécurité alimentaire, étaient présidés par le Ministre, Commissaire à la Sécurité Alimentaire, M. Oumar Ibrahim TOURE en présence du représentant de la FAO, M. Modibo TOURE.

Le Ministre Commissaire Oumar Ibrahim TOURE, dès l’entame de ses propos a rappelé que le dispositif national de sécurité alimentaire existe au Mali il y a plus de trente ans, marqué par des acquis indéniables et confronté à de nombreux défis. C’est pourquoi, dira-t-il depuis 2013, il a fait l’objet d’une série de réflexion. C’est dans ce cadre qu’un projet de politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle a été élaboré en 2016 par le CSA et validé par un atelier national en fin janvier 2017 dont le document final sera  bientôt soumis à l’adoption du conseil de Ministres.

En ce qui concerne la récolte de la campagne 2016-2017, le Ministre Commissaire à la Sécurité Alimentaire dira que, la campagne agricole 2016-2017, a été globalement bonne dans le pays et dans la sous-région, avec une production céréalière de plus de 8,9 millions de tonnes  au Mali. Cependant, il déplore des déficits importants dans les Cercles de Kayes, Diéma, Nioro, Yélimmané (Région de Kayes), de  Koulikoro, Kati, Kolokani, Nara (Région de Koulikoro), de Bla, Barouéli, Niono ( Région de Ségou), de Tombouctou, Gourma Raharous (Région de Tombouctou), de Bourem (Région de Gao), toute la région de Ménaka.

Ensuite, il  expliquera que l’insécurité résiduelle due aux groupes armés, limite l’accès à certains pâturages potentiels des zones exondées des régions de Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao. Un état de fait qui impacte négativement l’alimentation et l’abreuvement du bétail.

Par ailleurs, ces difficultés relevées affectent les autres secteurs économiques pourvoyeurs de revenus et par ricochet la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et de des animaux. A cet effet, il a affirmé que l’évaluation provisoire du système d’alerte précoce à travers le cadre harmonisé a donné 495.000personnes en insécurité alimentaire sévère et 3.035468 personnes en insécurité alimentaire modérée.

Il ajoutera que selon les projections pour la période de soudure, 3.529130 personnes soit près de 19% de la population malienne, seront en insécurité alimentaire et nutritionnelle.

Pour ce faire, le plan d’opération du dispositif national alimentaire aura comme tâches au titre de l’année 2017, entre autres, permettre  aux structures du DNSA (SAP, OMA, OPAM et STF/CMC) d’assurer leur mission par la mise à disposition de moyens de fonctionnement, assister sur le plan alimentaire 495000 personnes en phase trois et pire.  Il s’agira aussi d’opérer des ventes d’interventions dans les zones habituellement déficitaires, tout en envisageant la disponibilité et l’accès d’aliment de bétail dans les zones en déficit fourrager. Enfin, mettre en œuvre des actions de résilience pour 3034468 personnes. Cela à travers les transferts sociaux,  la reconstitution de cheptel et les aménagements de proximité.

Par Jean Joseph Konaté (stagiaire)

 


Source : Maliweb

Maliweb

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