Installations des autorités intérimaires : Le calendrier de la dernière chance

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Après une semaine de tergiversation, les parties signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger semblent avoir trouvé un nouveau calendrier pour l’installation des autorités intérimaires. Ce nouveau calendrier à en croire le communiqué du Haut représentant du chef de l’Etat, est le fruit d’un consensus entre les parties.

La liste des présidents des autorités intérimaires a été établie par le gouvernement malien et les groupes armés il y a trois semaines, après une première tentative infructueuse de leur mise en place. La semaine dernière, les parties sont parvenues à un nouveau calendrier. Ce nouveau calendrier fait suite au volte-face de la CMA au lendemain de la nomination d’un nouveau gouverneur à Kidal. Reprochant au gouvernement d’avoir nommé la veille de l’installation des autorités intérimaires un proche de la plateforme.

Convenue lors de la réunion extraordinaire du Comité de suivi de l’Accord, tenue le 10 février dernier, d’un calendrier qui malheureusement n’a pas été respecté car la CMA, a refusé à la dernière minute de participer à la première installation de l’autorité de Kidal. Au même moment, d’autres groupes armés et certaines organisations de la société civile du nord du Mali sont rentrés dans la danse pour dire non au processus d’installation qu’ils qualifient de non inclusif.

Face à cette incertitude, le vendredi 24 février dernier, un communiqué du haut représentant du chef de l’Etat, Mahamadou Diagouraga a annoncé que les parties signataires de l’Accord en présence de la médiation internationale, ont convenu d’un nouveau calendrier pour la mise en place des autorités intérimaires. Selon le communiqué, les Autorités intérimaires de Kidal seront installées le 28 février 2017, celles de Gao et Ménaka, sont prévues pour le jeudi 2 mars 2017. Tombouctou et Taoudéni seront au rendez-vous le 3 mars 2017.

Ce calendrier pourrait-il être respecté si l’on sait qu’au-delà des parties, d’autres mouvements armés et des organisations de la société civile s’étaient levés pour contester le processus dans sa globalité.

A noter que la mise en place des autorités intérimaires a été plusieurs fois reportée et a fait l’objet de plusieurs contestations, notamment à Gao, où des jeunes ont violemment exprimé leur opposition au projet. Ces conseils régionaux intérimaires, dont les présidents ont été nommés le 15 février dernier, sont issus du gouvernement, de la CMA et de la Plateforme. Ils doivent rétablir l’autorité de l’État et préparer les élections à venir. L’implication des mouvements armés, signataires de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger de 2015, a une portée fortement symbolique. En tous cas, ce calendrier semble être celui de la dernière chance pour la mise en place des autorités intérimaires.

A suivre…

Harber MAIGA


Source : Africatime

Africatime

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