RESOLUTION DES PROBLEMES DES PAYSANS A L’OFFICE DU NIGER : COPON et Afrique-Europe interact à pied d’œuvre

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Le Collectif des Paysans de l’Office du Niger (COPON) en collaboration avec Afrique-Europe Interact ont organisé un meeting d’information et de sensibilisation à l’endroit des membres du collectif le jeudi 23 février 2017 à Kourouma. Ont pris part à ce meeting le président du COPON Karamoko Coulibaly, les paysans du collectifs ainsi que les membres d’Afrique-Europe Interact.
Depuis la colonisation, les colonisateurs ont aménagé l’Office du Niger en vue de fournir du coton à leur usine et des produits de l’agriculture irrigué. Après l’indépendance la gestion des terres aménagées a été donnée à l’office du Niger. Cependant les agriculteurs de cette zone sont confronté à d’énorme difficultés notamment les problèmes foncier, le coût des engrais sont exorbitants, ainsi que la redevance eau très coute extrêmement chère.
C’est en vue d’apporter des solutions à ces problèmes gage de la souveraineté alimentaire que le collectif des paysans de l’Office du Niger en collaboration avec l’Afrique-Europe Interact ont organisé ce meeting d’information et de sensibilisation à l’endroit des membres du Collectif. Dans ses mots de bienvenue le président du COPON Karamoko Coulibaly dira que le collectif est créé depuis 2012. Ils ont eu à mener des actions de lutte pour le bien être des paysans de l’office du Niger.
Après de longue péripétie aujourd’hui il s’est réjoui de la bonne collaboration entre sa structure et la structure dirigeante de l’Office du Niger. Il ajouta que les difficultés des paysans de l’office sont énormes, les paysans ne peuvent pas générer des revenus dû aux dépenses notamment le coût de l’engrais est excessif, la redevance eau s’élève à 67 000 fcfa à l’hectare ce qui est très chère. Le retard ou le non payement de cette redevance eau équivaut à la perte de la terre. Celui qui conscient des autres dépenses des paysans savent que cela est extrêmement chère.
Le COPON à travers son président a souhaité la diminution du prix des engrais et la fourniture des engrais de qualité. Ils ont exhorté les autorités à leur fournir des semences de qualité et à réduire le coût de la redevance eau. Le paysan ne peut exister sans la terre M Coulibaly a invité les dirigeants à faire des aménagements et à les distribuer équitablement. Les représentants de certaines localités comme Tékéré Moussa ; Agaly wèrè, Zantou ont affirmé que des aménagements ont été faits dans leur village, force est de constater que les autochtones comme eux n’ont pas reçu 1cm des terres aménagées.
Ils ont demandé à COPON et son partenaire de leur aider afin qu’ils puissent avoir des terres. « Nous sommes des autochtones, la terre appartient à nos aïeux nous ne devons pas la laissée dans la main des étrangers. En plus ils veulent nous transformer en main d’œuvre et non des propriétaires terriens » dira les représentants de ses villages énumérés en haut. Les femmes n’ont pas été resté en marge de ce meeting leurs représentantes ont exprimé le besoin d’avoir des terres pour le maraichage.
Pour sa part le porte-parole de l’Afrique-Europe Interact dira que le COPON gagne de membre. De 30 personnes aujourd’hui le COPON est présent dans une dizaine de village. La bonne relation entre le COPON et les dirigeants de l’office du Niger montre que leur lutte est jugé satisfaisante. Il se dit sensible des difficultés que rencontrent les paysans de l’office du Niger avant de réitérer l’engagement de sa structure à accompagner les paysans à travers le COPON.
Il dira qu’après leur conférence de Presse à Tékéré Moussa la structure dirigeante de l’office du Niger à rencontrer le COPON. Depuis cette rencontre le COPON est considéré comme le représentant légitime des paysans auprès de l’Office du Niger. Les assemblées de ce genre permettent de connaitre les difficultés des paysans. « Nous allons intensifier la lutte pour le bonheur des paysans » dira l’orateur
Au terme de cette rencontre les membres du COPON ont souhaité « l’amoindrissement du coût de l’engrais et de la redevance eau pour une souveraineté alimentaire totale ».
Bissidi Simpara

Source : aBamako

aBamako

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