Force conjointe du G5 Sahel : Les experts internationaux finalisent le concept stratégique

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Hier à l’hôtel Salam, s’est ouverte la « réunion élargie des experts des pays membres du G5 Sahel (format défense) ». Ces experts internationaux, durant deux jours, vont examiner et améliorer la qualité du travail initial abattu par les experts du G5 Sahel pour la mise en place de la force conjointe. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le chef d’état-major général des armées du Mali, le général Didier Dacko.
Réunis en conférence lors du 2è Sommet ordinaire du G5 Sahel, le 20 novembre 2015, les chefs d’Etat du Burkina Faso, du Mali, du Niger, de la Mauritanie et du Tchad ont décidé de la création d’une force conjointe. Aussitôt, des experts ont été engagés sur l’élaboration d’un concept. Aussi, les experts du G5 Sahel ont planché sur le sujet du 21 au 25 février derniers. Mais, « comme l’attribut fondamental des œuvres humaines est l’imperfection, l’implication des experts internationaux a été retenue comme le meilleur moyen d’améliorer la qualité du travail initial des experts du G5 », a expliqué le général Didier Dacko. L’officier général a rappelé que les premiers travaux de réflexion ont été présentés au Comité de défense et de sécurité (CDS) en mai 2016 à Bamako.
A l’issue de ses travaux, ce Comité a dégagé deux options pour la mise en place de la force conjointe. « Une première option reposant sur un concept statique et une deuxième sur un concept de projection », a-t-il détaillé. Par la suite, l’ébauche du concept de la force conjointe a été revue par le CDS, en novembre 2016 à Nouakchott. Et lors du 3è Sommet du G5 Sahel à Bamako, les chefs d’Etat ont imprimé une célérité à l’élaboration de ce concept.
Le chef d’état-major général des armées du Mali a salué l’implication des experts internationaux, dont la « participation à la finalisation de ce concept stratégique est une chance pour nous ». Toutes choses qui augurent, selon lui, de bonnes perspectives dans la dynamique de mutualisation des efforts dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière. Le terrorisme est un phénomène mondial avec un caractère fondamentalement transnational.
« C’est justement ce caractère qui lui donne toute sa force », a déclaré Didier Dacko, tout en soulignant que la multiplication des actions terroristes, particulièrement au Burkina Faso, au Mali et au Niger mérite une attention particulière.
Aussi, a-t-il informé les participants de la fusion récente des différents groupes terroristes opérant dans « notre espace commun » en une seule et même organisation : Nosrat Al Islam Wal Mouslimine. Demain mercredi, les conclusions des travaux de cette réunion seront soumises à la validation des chefs d’état-major des pays du G5 Sahel.
DEMBELE

Source : aBamako

aBamako

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