Championnat national : Dur…dur pour les Sonni deE GAO

L’équipe de la cité des Askias a subie 5 défaites en autant de journées
de compétition. Et pire, les hommes du technicien Bakara Diallo n’ont inscrit aucun but depuis le début du championnat

Les journées de championnat se suivent et se ressemblent pour le Sonni. En 5 journées de débats, le promu de la 8è Région n’a enregistré aucune victoire, pliant 5 fois en autant de sorties. La formation dirigée par Bakary Diallo a été défaite successivement par l’AS Black star (3-0, 1ère journée), l’USFAS (1-0, 2è journée), le Nianan de Koulikoro (1-0, 3è journée), le Stade malien (4-0, 4è journée) et l’USC Kita (1-0, 5è journée).
En 5 matches, l’équipe de Gao a encaissé 10 buts et n’a pas réussi une seule fois à faire trembler les filets adverses, soit 450 minutes de disette. A ce rythme, le Sonni parviendra-t-il à atteindre son objectif majeur, à savoir le maintien en première Division ? «Gao revient en première Division après 20 ans d’absence, tout début est difficile mais je pense que ça ira, Inch Allah», répond l’ancien joueur du Débo de Mopti Hamdaly Baby, qui connaît bien l’équipe de la cité des Askias.
Pour l’entraîneur du Sonni, Bakary Diallo, en plus du manque d’expérience de l’effectif, son équipe est également confrontée à des problèmes extra-sportifs. «Depuis le 3 février, nous avons quitté Gao. Nous faisons des va et vient à travers le pays et ces voyages sont très épuisants pour les joueurs», se lamente le technicien en indiquant que le Sonni joue ses matches à domicile…au stade Baréma Bocoum de Mopti. Cela revient à dire que les joueurs de la cité des Askias se déplacent systématiquement à chaque journée de championnat, que le match ait lieu ou pas à domicile. «Lors de la troisième journée, nous sommes partis à Mopti pour jouer contre le Nianan (1-0 pour les Koulikorois), avant de revenir à Bamako pour affronter le Stade malien (4-0). Dans la foulée, nous sommes partis à Kita pour le match contre l’USC Kita (1-0 pour les Kitois) et lors de la 6è journée, on retournera encore. Les enfants ont le moral au talon, ils n’en peuvent plus. Pour l’amour du ciel, qu’on nous laisse retourner chez nous à Gao pour préparer nos matches. Nous travaillons dans les mauvaises conditions», martèle Bakary Diallo.
Qu’est-ce qui oblige le Sonni à s’exiler pour pouvoir participer au championnat national ? L’explication est simple, parce que les travaux de gazonnage du stade Kassé Keïta de Gao (gazon synthétique, ndlr) ne sont pas encore terminés et il n’y a pas un autre site dans la ville. Pour le moment, Bakary Diallo et ses joueurs n’ont donc pas le choix et doivent prendre leur mal en patience. «Avant de retourner à Gao, on va tenter de négocier quelques matches notamment contre les formations de l’intérieur qui ont le même niveau que nous. Ce sera difficile dans les conditions actuelles, mais on se battra pour ça.
Le problème principal, insistera le technicien, ce sont les voyages. Par exemple, pour rallier Koulikoro, nous avons fait plus de 1000 km par la route». Malgré ces multiples problèmes, Bakary Diallo ne semble pas inquiet de la situation de son équipe et reste optimiste pour la suite des événements. «Le championnat, c’est 34 journées. Il nous reste 30 matches, donc 90 points à prendre. Les 5 défaites concédées en ce début de championnat ne constituent pas un handicap insurmontable. Si le stade Kassé Keïta devient opérationnel, le Sonni pourra défier n’importe quelle équipe. Dans notre fief, on peut battre n’importe quel adversaire», dira le technicien dont l’effectif compte tout de même quelques joueurs d’expérience, notamment Hamdaly Baby, Ibrahim Cissé (ex-Débo) et Christophe Abouta (ex-Elewidj de Kidal). «Ils ont joué en ligue I, mais sont aujourd’hui avec des enfants qui n’ont aucune expérience. Nous les avons recrutés pour qu’ils donnent un peu d’expérience aux enfants. Nous avons un bon effectif pour jouer le championnat national. Nous sommes ici avec 25 joueurs et nous avons laissé plus de 30 joueurs à Gao et qui s’entraînent», confie Bakary Diallo. A l’instar de son entraîneur, le milieu de terrain du Sonni, Abdoulaye Toujani se plaint également de la situation que vit l’équipe depuis le début du championnat.
«Quand on est à Bamako, on ne s’entraîne pratiquement pas. Au stade Mamadou Konaté où l’équipe est hébergée, on s’entraîne sur le terrain de basket parce que le terrain du stade n’est pas disponible. Ce n’est pas tout, le 26 février dernier, nous avons été obligés de louer une Sotrama à nos frais pour rejoindre le stade Modibo Keïta et affronter le Stade malien. Nous avons attendu le bus de la Fédération malienne de football en vain. Vraiment nous travaillons dans des conditions très difficiles qui découragent les joueurs», appuiera le joueur qui espère voir le Sonni décoller enfin aujourd’hui contre le 16è du classement, l’US Bougouni qu’il reçoit au stade Baréma Bocoum.
L. M. DIABY

Source : aBamako

aBamako

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