Sauvegarde du fleuve Niger et ses ressources : L’ABFN trempe les décideurs, leaders d’opinion et acteurs dans le bain !

Artère nourricière, le fleuve Niger est aujourd’hui menacé de disparition. De ce fait, sa sauvegarde est une des questions les plus préoccupantes de l’heure. C’est pourquoi, l’Agence du bassin du fleuve Niger (ABFN) qui ne cesse de tirer sur la sonnette d’alarme, a initié du 27 février au 14 mars 2017 un atelier de renforcement des capacités des acteurs des collectivités territoriales, de la société civile, des services techniques sur les aspects de sauvegarde du fleuve Niger et ses ressources au Mali.

Commencé depuis le 27 février, c’est hier mardi 14 mars 2017 que l’atelier a pris fin dans les locaux de l’ABFN (sis à Bacodjicoroni ACI). Durant deux semaines, les techniciens de l’ABFN ont formé les maires de 94 communes des cercles de Yanfolila, Kangaba, Kati, Koulikoro, Ségou, Baroueli, Macina, Niono… ainsi que les organisations faitières de la société civile et les services techniques de l’Etat sur les techniques et les aspects de sauvegarde du fleuve Niger.

Pour le Directeur Général de l’ABFN, Abdourahamane Oumarou Touré, la tenue de cet atelier à l’endroit de tous les acteurs était plus que nécessaire, puisque l’heure est vraiment très grave surtout vu l’état de dégradation actuel du fleuve. A ses dires, les questions importantes de sauvegarde du fleuve et de ses ressources se posent en termes de participation et de responsabilisation des acteurs locaux. Pour cela, une connaissance des menaces qui pèsent sur le fleuve et surtout leur large diffusion auprès des communautés riveraines préalables est nécessaire. Il est donc essentiel de fournir des connaissances et des outils qui permettent une prise en charge des aspects de sauvegarde du fleuve par les gestionnaires et usagers au niveau local. C’est ce qui justifie d’ailleurs l’idée de la tenue du présent atelier, explique le directeur Touré.

Un atelier opportun

Pour sa part, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Keïta Aïda M’Bo a indiqué que cet atelier de renforcement des capacités des acteurs sur la sauvegarde du fleuve Niger qui vient à point nommé, est d’une importance capitale. Car à l’en croire, cette sauvegarde renvoie à la problématique même de la survie, au regard de la place qu’occupe le fleuve Niger dans la vie de chaque malienne et de chaque malien. D’autant plus que son bassin qui comporte, en plus du District de Bamako, 06 des 10 régions administratives, fait vivre environ 85% de la population malienne.

Mais aujourd’hui, la situation actuelle du fleuve Niger pose un grave problème d’assainissement, au regard de l’usage actuel que nous faisons de ce fleuve transformé par endroit en un dépôt de déchets de tout genre (ménages, artisanaux, industriels, etc) sans traitement préalable adéquat.

La question est donc de savoir dans quel état allons-nous le transmettre aux générations futures ?, s’interroge le ministre M’Bo. Avant d’indiquer que les activités anthropiques ont conduit à la perturbation de l’équilibre qui assure le nouvellement des ressources du fleuve, le rendant de plus en plus vulnérable. Toujours selon les explications du ministre M’Bo, depuis quelques années, le fleuve n’arrive plus à bien fournir les services éco systémiques, comme il le faisait il y a 30 à 40 ans, à cause des phénomènes que sont entre autres : une modification de l’écologie et de l’hydraulicité du fleuve et de ses affluents ; une prolifération des plantes aquatiques nuisibles ; une diminution des crues ; une chute brutale et dans certains cas la disparition de la production halieutique et de la production agricole des plaines et lacs intérieurs.

En tout cas, à l’issue de l’atelier, les participants ont été largement imprégnés sur les techniques et les aspects de sauvegarde du fleuve Niger

Aliou TOURE

Source : aBamako

aBamako

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