Les martyrs oubliés

La pression de la rue, animée par le désir de «changement», a eu raison du pouvoir «dictatorial» de Moussa Traoré. Mars 1991, restera, à jamais, gravé dans la mémoire des Maliens et tous ceux qui ont été, de loin ou de près, témoins de la chute sans gloire de celui qui fut, plusieurs décennies auparavant, l’homme le plus craint sur le territoire malien : le général Moussa Traoré et son régime, tombaient. 26 ans après, on se demande qu'est-ce qu'ils ont fait avec la démocratie chèrement acquise ? L'école est à terre, première victime ; on a vu des milliardaires de la démocratie, des démocrates corrompus, des soi-disant patriotes devenus des monstres de la démocratie.

Des abonnés à la majorité, des partis politiques familiaux, le tout, dans un mélange au nom de la démocratie qui n'est autre qu'une affaire d’intellectuels contre le bas peuple. Ceux qui ont versé leur sang pour que la démocratie soit, ont été oubliés. Les martyrs du carré qui portent leurs noms doivent attendre le 22 mars pour voir les Maliens se souvenir d'eux. On avait fait croire à la jeunesse que leur avenir était dans la démocratie. Qu’avec la démocratie, il y aurait la libre parole, le droit d’avoir un travail décent, le droit de se faire soigner d’une maladie, le droit de se faire entendre et de se faire écouter, le droit de poursuivre des études normalement.

Source : aBamako

aBamako

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