Procès Assemblée nationale contre le Figaro du Mali : Devoir de mobilisation

Ouvert mercredi 15 mars au tribunal de grande instance de la commune I de Bamako. Le procès intenté par l’Assemblée nationale contre le journal Le Figaro du Mali pour des faits présumés de diffamation (adultère du président de l’Assemblée nationale), a été finalement reporté au 22 mars prochain. Ainsi en a décidé le ministère public à l’issue de cette première audience consacrée à la fixation des consignations à payer par la partie plaignante, comme prévu par la loi en matière de citation directe (comme c’est le cas ici).

C’est ainsi que le parquet dans son verdict, a sommé la partie plaignante à payer au greffe du tribunal, la somme de 3.200.000 francs CFA ( 2 millions de francs CFA pour l’Assemblée nationale, 1 million de francs CFA pour Issiaka Sidibé, le président de l’Assemblée nationale, intuitu personae, et 200.000 francs CFA pour Mme Konaté Djenebou Coulibaly, secrétaire à l’Assemblée nationale) au plus tard le 21 mars.

S’il y a eu un fait marquant, c’est sans doute l’absence de la partie civile (les plaignants) au cours de cette première partie du procès. N’en parlons pas de ces femmes secrétaires qui s’étaient levées pour faire le boucan, histoire de soutenir leurs collègues, et au-delà le président Issiaka.
Où sont-ils passés ? Pourquoi déjà ce manque d’engouement voire de mobilisation ? Nous n’en savons pas trop pour l’instant. Une chose est sûre, le procès aura quand même lieu, quitte à ce que ça soit un procès à la Sanogo.

En attendant, nous en appelons à la mobilisation de tous les confrères pour sauver le peu de ce qui reste de notre liberté d’expression. C’est ce dont il est question actuellement. Autrement dit, le débat n’est plus de dire qu’ABC a les preuves ou pas. Mais plutôt de sauver la face du quatrième pouvoir que nous sommes. Et c’est ensemble que nous gagnerons ce combat.

A.N’djim

Source : aBamako

aBamako

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