Projet de révision Constitutionnelle : Une victoire pour le MNLA et alliés!

Il a fallu organiser un Conseil des ministres extraordinaire pour décider de la Réforme constitutionnelle, dont la première étape est l’approbation attendue des députés. On ne sait pas s’il parle au nom de son parti, le PDES, mais interrogé sur une radio de la place, Nouhoun Togo, tout comme Oumar Mariko, exprime son indignation. Il précise n’être aucunement contre le principe d’une réforme constitutionnelle (ce qui se comprend puisque son mentor ATT avait entrepris la même chose), mais est outré de voir que tout cela n’est fait que pour plaire à un petit groupe de bandits armés.

On n’est pas souvent d’accord avec lui, mais nous partageons absolument ce point de vue avec lui. Le Secrétaire à la communication et à la mobilisation du PDES interpelle les Grands Démocrates, ceux de la première heure, comme Ali Nouhoun Diallo, Dr Oumar Mariko, Me Mountaga Tall à se lever, comme un seul homme, pour faire barrage à toute entreprise nuisible à la patrie. Interpeller un Me Tall en ces temps-ci, c’est vraiment un cri de désespoir qui en dit long sur l’impuissance et la propension à la fatalité d’un peuple. Sauf que personne ne fera le Mali à notre place.

L’Azawad et le Sénat
La Réforme constitutionnelle prévue vise d’abord à entériner un mensonge et une falsification et une réécriture de l’histoire, en l’occurrence le concept de l’Azawad auquel tiennent tous ces groupes armés. Lesquels, ont dû se dire que, quelles que soient leurs divergences, ils devront s’accrocher à la reconnaissance par tous les moyens du concept de l’Azawad, le Boulevard tout tracé et qui mène tout droit vers la création d’un Etat Azawad, devant s’étendre jusqu’à Djenné peut-être (comme ils l’avaient laissé entendre sous l’Occupation) et que le régime IBK aura pris la lourde responsabilité historique de reconnaître dans la Loi fondamentale. Soundjata devrait pleurer dans sa tombe.

Le Sénat
La Réforme constitutionnelle, c’est aussi pour créer un Sénat dans le seul but de donner l’opportunité à des bandits armés, incultes pour la plupart, à se valoriser, à se caser, à se transformer en Pachas à Bamako. En attendant de se réarmer pour enfin lancer le combat ultime devant aboutir à l’indépendance de l’Azawad. Si ce n’est une capitulation, comment peut-on s’accrocher à l’idée d’un Sénat dont les conséquences ont été fâcheuses partout et que certains pays, beaucoup plus nantis que nous, ont été obligés de supprimer, en raison notamment de son inutilité et surtout de son caractère budgétivore ?

La Rédaction

Source : aBamako

aBamako

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