Politiques : Les rencontres secrètes entre Tiébilé Dramé et le pouvoir

Ces dernières semaines, le président IBK se serait entretenu avec l’un des leaders du groupe de l’opposition dite démocratique, en la personne de Tiébilé Dramé, président du Parena. Du moins si l’on en croit une source bien introduite. Il s’agit de rencontres tenues dans la plus grande confidentialité qui ont visé à ramener ce dernier dans le sérail du pouvoir.

Les relations entre le président de la République et l’opposant Tiébilé Dramé seraient en train de revenir à la normale. Ces dernières semaines, les deux acteurs politiques se seraient rencontrés à quatre reprises, dans le plus grand secret.

L’orage serait donc en train de se dissiper entre les deux hommes après que le président du Parena ait fustigé les conclusions de l’accord d’Alger. Ayant constaté que le pouvoir n’apporte aucune solution aux problèmes du pays, le président du Parena ne cesse de charger le régime.

Depuis, c’est la rupture…, le président du parti du bélier blanc, ne ratant pas une occasion de fustiger le pouvoir. Sa dernière sortie en date étant consacrée par le communiqué signé de son parti, rejetant d’emblée le silence ou l’absence de réaction des autorités malienne, face à l’insécurité.

Avec la dernière attaque contre les Famas, endeuillant de nombreuses familles maliennes, l’évocation de Boulékessi sonne désormais comme le glas à l’instar de Gossi, Nampala, Tenenkou, Diabali, Macina et d’autres villes maliennes du sud et du nord du Mali. Trop de Maliens meurent de la violence et trop de familles sont endeuillées, du fait de l’insécurité : « Entre le 1er janvier et le 5 mars 2017, 193 personnes ont perdu la vie au cours de 36 attaques armées. Vingt et une (21) de ces 36 attaques ont eu lieu au centre du pays, entraînant la mort de 77 personnes », selon une déclaration du Parena, rendue publique le 8 mars 2017 et signé de son président Tiebilé Dramé. Le parti du bélier blanc s’indigne : « Cela ne saurait continuer ».

Face au président de la République, le leader du Parena aurait présenté les requêtes de son parti, en trois points, qui sous-tendent le retour de sa formation dans le gouvernement. Il s’agit aussi d’abroger un projet de constitution en cours.

Enfin, il s’agit d’associer les cadres du Parena à la gestion publique en nommant les plus méritants d’entre eux à des fonctions de haute responsabilité.

S’expliquant sur le fait qu’il ne voit pas de raison essentielle dans la gestion du pays par la mouvance présidentielle, le président du Parena aurait ensuite regretter la gestion personnelle que le Régime en place fait du Pouvoir, excluant de l’échiquier « certains cadres, fils de ce pays», dont « le péché originel » a consisté à militer dans les rangs de l’opposition ». Mieux, il aurait plaidé pour la bonne gouvernance, invitant particulièrement son hôte à responsabiliser les militants du Parena aux dispositions techniques et intellectuelles avérées.

En recevant le président du Parena, notre source signale que le Chef de l’État a réitéré la volonté du gouvernement d’entretenir des relations apaisées avec toutes les parties de l’opposition, soulignant au passage qu’il a accepté les requêtes à hauteur de 75%.

À en croire notre source, quand à la reforme constitutionnelle, la présidence serait inflexible, du fait selon elle, que les changements qui y seront apportés participent du passé et du futur de ce pays. Toutefois, dans le meilleur des cas, ce point –comme, le cas échéant, celui portant sur les modifications qui seraient apportées – pourraient faire l’objet d’autres discussions, selon l’hôte qui n’aurait pas manqué de souligner que la perspective devrait aussi amener les parties à s’entretenir à propos de la tenue de la Conférence d’Entente Nationale, prévue du 27 mars au 2 avril prochain.
Prenant fait et acte de cette reforme et de la Conférence d’Entente Nationale, Tiébilé aurait demandé à poursuivre les contacts, directement, avec le président de la République lui-même pour plus d’amples explications.

Cyrille Coulibaly

Source : aBamako

aBamako

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