Changement climatique : 10 projet pour aider les communautés vulnérables

Le financement est assuré par l’Agence suédoise pour le développement international (ASDI) à hauteur de 600 millions de Fcfa

Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Kéita Aïda M’Bo, a présidé vendredi dernier à l’hôtel Salam Azalaï, la cérémonie de signature des contrats entre l’Ong Mali-Folkcenter Nyetaa, l’ambassade de Suède et 10 ONG membres du Reso-Climat, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’appui aux initiatives locales d’adaptation durable aux effets des changements climatiques des communautés rurales vulnérables du Mali (PIL-ADCC). C’était en présence de l’ambassadrice du royaume de Suède au Mali, Eva Emnéus, du président du Reso-Climat, Ibrahim Togola et des représentants des ONG concernées. Financé par l’Agence suédoise pour le développement international (ASDI) à hauteur de 600 millions de Fcfa, le projet valorise les domaines prioritaires 4 et 5 du Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD) 2016-2018. Il s’agit du développement rural, la sécurité alimentaire et la protection de l’environnement à travers la promotion de l’économie verte basée sur une gestion durable des ressources naturelles et une lutte efficace contre le réchauffement climatique. La cérémonie est le couronnement d’un long processus qui intervient au moment où le monde est alerté à travers le dernier rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) sur la hausse de la température du globe, l’élévation du niveau des mers et océans et la fonte de la banquise. Selon le même rapport, l’année 2016 a été la plus chaude jamais enregistrée et en 2017, il faut s’attendre aux impacts globaux et à des phénomènes extrêmes. Au Mali, cela se traduit par les sécheresses récurrentes, la perte de la biodiversité et de la fertilité des sols, la désertification et la dégradation des ressources naturelles. Tous ces facteurs convergent à la diminution du pouvoir d’achat des couches vulnérables et les orientent malheureusement vers les tragiques migrations. Ces menaces imposent d’instaurer des mécanismes d’adaptation et de résilience. Dans cette logique, notre pays s’est engagé à bâtir une économie verte et résiliente aux changements climatiques à travers plusieurs documents de politiques et stratégies. On note à cet effet, la Politique nationale sur le changement climatique assortie de stratégie et plan d’action, le Cadre stratégique pour une économie verte et résiliente au changement climatique assortie d’un plan d’action. A ceux-ci s’ajoutent 5 programmes prioritaires pour répondre de manière urgente au défi climatique. Ces initiatives liées aux activités agricoles et apparentées dans le domaine de l’adaptation aux changements climatiques, touchent une large majorité de la population rurale, dont les plus vulnérables sont les jeunes et les femmes. Les 10 premiers projets qui constituent la première phase du programme, seront mis en œuvre dans les régions de Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti et Tombouctou. Ils contribueront au renforcement de la résilience des bénéficiaires face aux effets néfastes des changements climatiques. Cela s’inscrit en droite ligne des objectifs de la Suède dans sa coopération bilatérale avec le Mali, dont un des domaines prioritaires concerne l’amélioration de l’environnement, un impact climatique réduit et une meilleure résilience aux effets du dérèglement climatique et aux catastrophes naturelles qu’il engendre, a indiqué Eva Emnéus. La diplomate suédoise a insisté sur l’implication des bénéficiaires, la responsabilisation des populations, l’inclusion de tous (hommes, femmes, jeunes et enfants) et la transparence. En dehors des populations rurales visées, le programme doit développer une approche qui inclue la participation des autorités communales. Ces 10 projets sont porteurs d’espoir pour les autorités du Mali et pour les communautés qui ont beaucoup de difficultés à pouvoir s’adapter aux impacts des changements climatiques, a indiqué le ministre Kéita Aïda M’Bo. Ce qui explique l’accompagnement sans faille de son département à toutes les initiatives de la société civile qui tendent à soutenir durablement des activités génératrices de revenus et à établir les bases d’un développement socio-économique durable.

Cheick Amadou DIA

Source : aBamako

aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here