Mohamed Aly Ag Ibrahim, ministre de l’Industrie du Mali : « Si on parvient à transformer les 20% de notre coton, nous serons un pays développé»

39

Le samedi 25 mars 2017, le ministre du développement industriel, Mohamed Aly Ag Ibrahim a animé une conférence débat à l’école Sup ‘Ménagement sur le thème : « développement industriel ». Pour la circonstance, le ministre était accompagné par son chef de cabinet, Amadoun Abba, du directeur national de l’industrie, Monsieur Idrissa.

Cette conférence a également enregistré la présence du directeur général de Sup ‘Ménagement, Mahamane Habib Diallo, de Etienne Fakaba Sissoko, professeur à l’établissement Sup Management, conseiller à la présidence du Mali et un parterre d’étudiants. Le conférencier, le ministre Mohamed Aly Ag Ibrahim a déploré le fait que le Mali soit le premier importateur dans l’espace Uemoa. Avant d’ajouter que le secteur d’industrie est un grand pourvoyeur d’emploi.

Après les mots de bienvenue du directeur général de Sup’ Management, Mahamane Habib Diallo, le ministre du développement industriel, Mohamed Aly Ag Ibrahim a remercié les plus hautes autorités d’avoir créé un département dédié uniquement pour le développement industriel. « On ne peux pas faire un développement sans l’industrie. Le Mali a de la matière première », a-t-il dit.

Il définit l’industrie comme étant une production en y ajoutant la valeur ajoutée. Il a déploré le fait que le Mali soit le premier importateur dans l’espace Uemoa. « Il n’y a pas plus créateur d’emploi que l’industrie. Le Mali transforme moins de 2% de sa production en coton, alors que la Côte d’Ivoire transforme les 20% de son Cacao. Si on parvient à transformer les 20% de notre coton, nous serons un pays développé », a souligné le ministre. Selon lui, 128 milliards de FCFA sont consacrés à un projet de construction routière en 2 ans.

Cela sera une aubaine, dit-il, de payer les besoins en ciment dans les deux cimenteries au Mali (Cimaf, Diamod Cement Mali) qui produisent 1 500 000 tonnes de ciment par an. En outre, le conférencier a mis l’accent sur le PPP (partenariat public-privé). Les débats ont porté sur la nécessité de valoriser le secteur informel. « 60% de l’économie sont financés par l’informel », a dit le conférencier.

Aguibou Sogodogo

Source : aBamako

aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here