TROIS QUESTIONS A : Anta Barry, auteur de « Mali : entre tourments et espérances » Ed. La Sahélienne

"Ce livre n'est pas celui d'un expert ou d'un grand commis de l’Etat mais seulement d'une jeune passionnée de l'écriture meurtrie par toute la situation que son pays a subie…"
La Sirène : Qui êtes-vous ? Comment êtes-vous venus dans l’écriture ?
- Je suis Anta Barry, une jeune Malienne qui, dès le bas âge, s'est éprise 'écriture et en est devenue une grande passionnée. L'écriture est pour moi le plus beau moyen d’extérioriser ce que vous ressentez et de le partager avec les autres. En outre, au-delà de ses aspects esthétiques autrement dit la beauté et la finesse des phrases et vers qui font sa splendeur, c'est une vectrice de messages ayant une utilité sociale.
Elle a surtout pour but d'éveiller la conscience et la curiosité des hommes, de les pousser à épouser les vertus de la morale afin de construire le vivre ensemble dans une société où prévalent la fraternité, la solidarité et la justice. Pour abonder dans le même sens que Socrate, je dirais que l'écriture tout comme la philosophie sert à faire accoucher les esprits des hommes, en leur faisant prendre conscience de leurs forces et faiblesses, et de ce qu'ils doivent entreprendre afin de mieux servir leurs prochains, donc eux-mêmes. Voilà les raisons qui m'ont poussée vers la plume.

La Sirène : Quels sont les thèmes abordés dans ce livre ?
- Dans ce livre, je parle de sujets tout aussi cruciaux que vitaux pour notre très cher pays, avec tout ce que nous avons vécu comme adversités et épreuves, car, à mon avis, notre défi majeur se résume en une question : que devons-nous pour ne plus revivre cela ?
Et pour cela, il faut poser un diagnostic franc de la situation afin de trouver les voies et moyens les meilleurs pour enrayer la triple crise socio-politique et sécuritaire qui nous mine. Ainsi, je parle des notions des nations et d’Etat, de comment nous en sommes arrivés là, une analyse y est faite sur les raisons de la persistance de la rébellion dans notre septentrion, notre plaie je pense, quelques pistes prospectives pour nous délivrer de ce imbroglio.

La Sirène : Parlez-nous des difficultés rencontrées dans l’édition du livre ?
- Par la grâce de Dieu, je n'ai pas eu assez de difficultés, car la maison d’éditions La Sahélienne, à travers son directeur Ismaël Samba Traoré, et tout son personnel ont été constamment présents et n'ont ménagé aucun effort pour que ce livre soit. Cependant, j'ai été confrontée à un problème d’archives qui m'a été très peu accessible.
Je profite de l’occasion pour remercier vivement le journal La Sirène pour cette opportunité, les Editions La Sahélienne. Et ce livre n'est pas celui d'un expert ou d'un grand commis de l’Etat mais d'une jeune passionnée d'écriture meurtrie par toute la situation que son pays a subie et qui s'est dit moi aussi j'ai un devoir envers ce beau pays et ce sera ma contribution à sa renaissance et à son renouveau. Il n'y a aucune prétention moralisatrice envers qui que ce soit.

Source : aBamako

aBamako

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