Le directeur de l’usine Wassoul’Or au “le combat” : “Je suis scandalisé”

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Je suis le nouveau directeur de l’usine de Wassoul’Or. Je ne suis pas Malien. Je suis un Africain de l’Ouest avec une expérience cumulée de plus de dix ans dans les mines au Burkina Faso et en Guinée.

Quand j’ai lu l’article du journal Le Combat sur Wassoul’Or, j’étais scandalisé. Je me suis dit que nul n’est prophète en pays. C’est la première fois que je vois un Africain réaliser autant d’investissements modernes dans les mines, comme ce que j’ai vu à Wassoul’Or. L’allégation qui consiste à dire que c’est une mine artisanale est complètement absurde et mensongère.

La méthode de recherche géologique utilisée sur plus de 150 000 mètres de sondages RC et carottant répond aux critères de rigueur des standards les plus modernes, tels que 43-101 et JORC. La maille de couverture retenue est de 12 m 50 sur 12 m 50. En certains endroits, elle-même de 6 m 50 sur 6 m 50. Mieux que ce qui est requis pour les standards australien JORC et canadien 43-101, qui sont à 25 m sur 25 m.

Tous les échantillons ont été analysés dans les laboratoires de la SGS, qui est le n°1 mondial des analyses d’or des mines modernes. Il y a un blanc, un standard et un duplicata sur tous les 23 échantillons. On ne peut pas être plus moderne et plus rigoureux de nos jours, en matière de recherche géologique.

Sur le plan du rôle de la mine dans le développement communautaire, le Forum de Kalana, qui s’est tenu en décembre 2016, a démontré à suffisance le rôle de Wassoul’Or dans la réduction de la pauvreté dans cette partie du Mali. Pour preuve, le maire de Kalana a insisté dans son discours sur le rôle de Wassoul’Or dans le développement communautaire, avec une participation à une hauteur très appréciable de plus de 1 038 000 000 F CFA d’aide à la région du Wassoulou, depuis son implantation à la Commune.

Concernant l’embauche et la création d’emplois, il ne faut pas oublier que la première relation entre un employeur et un employé est la confiance. La société avait précisé que les anciens employés qui ont été impliqués dans l’attaque armée de la mine, en blessant le commandant de la gendarmerie de Kalana avec une arme à feu, ainsi que ceux qui ont été impliqués dans la bataille judiciaire entre les actionnaires, en prenant fait et cause pour des prédateurs étrangers, sans savoir le fond du problème, ne seront pas rappelés, parce qu’ils ont été impliqués dans une entreprise de déstabilisation de la société.

Hors de question de faire entrer le loup dans la bergerie. Depuis cette période, un accent particulier a été mis sur l’aspect sécuritaire, d’où l’arrivée du nouveau directeur expatrié sur le site, avec une expérience avérée dans la sécurité. La société met l’accent sur le recrutement des cadres expérimentés maliens et sous-régionaux.

Aujourd’hui, les cadres supérieurs à l’usine et à la carrière ont en moyenne plus de 10 années d’expérience, dans les grandes mines de la sous-région. Le commissionning de l’usine a bel et bien commencé. Le paramétrage des différents équipements est en cours. La partie gravimétrique est presque terminée. D’ailleurs, l’or produit par le procédé gravimétrique de la période du commissionning sera très prochainement levé pour la vente.

Quant à la partie chimique, comme cela est connu de tous, la société avait toujours marqué sa préférence pour le traitement écologique et environnemental du minerai. Mais pour l’optimisation et la rentabilisation des opérations, petit à petit, elle introduit les traitements chimiques. D’abord sur les concentrés et très bientôt avec l’introduction du CIL sur une bonne partie du minerai.

Quant aux emplois féminins, cet aspect fait particulièrement la fierté de l’entreprise, qui fait des efforts considérables, tout en demandant à tous ses sous-traitants d’en faire autant, pour le recrutement du maximum de femmes. Aujourd’hui, l’entreprise et ses sous-traitants, emploient directement pour le projet plus de 90 femmes sur un total d’environ 500 employés.

N’oublions pas que nous sommes dans le Mali, où l’or est exploité depuis plus de 1000 ans. Les femmes et les forgerons ont toujours joué un rôle dans cette exploitation. Nous sommes en train de les former et de les encadrer dans notre entreprise, pour leur permettre d’occuper une place de choix dans l’exploitation moderne de l’or, en améliorant leur savoir-faire ancestral dans la recherche de l’or et la fonte du métal jaune.

C’est une entreprise qui fait de la place aux femmes et aux artisans maliens, tout en revalorisant leur légendaire savoir-faire. Tout cela se fait sans bâcler les standards modernes de l’industrie minière, alliant ainsi un haut niveau de technique et moderne de l’usine avec la création d’emplois féminins et d’artisans maliens.

En plus de la mine au Mali, le PDG a des mines dans différents pays de l’Afrique de l’Ouest. Et c’est justement pour ça que M. Dena Corneille, qui a acquis une bonne expérience dans Wassoul’Or, a été envoyé faire des tests métallurgiques sur l’un de ces projets miniers avancés en Afrique de l’Ouest. M. Dena Corneille est toujours dans le groupe, avec des perspectives de devenir Country Manager sur d’autres pays où le groupe du PDG a des intérêts miniers.

Cela n’a rien à voir avec des règlements de comptes avec les employés. La clinique à Kodiéran fonctionne bien avec un médecin permanent sur le site. Ceux qui ont commandité l’article du Combat ou ceux qui l’ont écrit, n’ont certainement pas compris l’importance des enjeux, en voulant dénigrer les efforts d’un bon fils du Mali dont le travail fait vivre des milliers de Maliens et qui contribue infiniment plus que ses détracteurs à la réduction de la pauvreté des maliens.

Mouhamed Lamine Doumbouya

Directeur d’usine à Wassoul’Or SA

 


Source : Maliweb

Maliweb

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