Almou Ag Mohamed, chef de la délégation de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) : « Nous souhaitons que toutes les populations soient consultées avant la redaction de la charte »

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peux vous assurer que nous aurions voulu prendre le train depuis le jour du départ, mais les personnalités de la CMA n’étaient pas sûres des étapes et de la destination du train. Car pour nous, la Conférence d’entente nationale doit être la plus inclusive possible. Nous avons des populations à la base qui n’avaient pas été impliquées. C’est plus tard que nous avons été associés timidement. Pour nous, la Conférence ne se termine pas le 02 avril. C’est un processus qui doit aboutir à la rédaction d’une Charte pour la paix et la réconciliation. Cette charte doit prendre en compte les préoccupations des populations les plus vulnérables, les réfugiés par exemple. L’Etat a organisé les concertations régionales dans les autres régions du Mali. Il pouvait aussi le faire à Kidal pour recueillir les préoccupations des populations de là-bas. Au Burkina Faso, les concertations se sont limitées aux réfugiés qui sont à Ouagadougou ; elles n’ont pas eu lieu là où se trouvent les autres réfugiés qui sont dans ce pays. Il fallait aller plus loin. Nous souhaitons qu’avant la rédaction de la charte que toutes les populations soient consultées et que les préoccupations remontent jusqu’à la rédaction de la charte. Nos attentes sont les mêmes que celles de l’ensemble de la population malienne : que la Conférence d’entente nationale prenne en compte les préoccupations de tout le monde. Il faut faire venir les représentants des réfugiés dans la salle pour que tout le monde se retrouve dans la charte qui sera élaborée. Nous devons être assoiciés à toutes les étapes de la Conférence d’entente nationale jusqu’au bout.

Ambroise Dako, chercheur : « SI NOUS PARVENONS à MENER DES DéBATS FRANCS, NOUS CONSTRUIRONS LES BASES D’UNE PAIX DURABLE AU MALI » La Conférence d’entente nationale est un processus important pour la paix et la réconciliation dans notre pays. Je me réjouis du démarrage des travaux. Il y aura d’autres étapes encore très importantes. Il y a des thématiques intéressantes et la tâche est ardue. La paix doit se construire, et pour cela, il faut une action individuelle et collective. Nous devons conjuguer davantage nos efforts pour soutenir le processus. Si nous parvenons à mener des débats profonds et francs pour déterminer les facteurs de la crise pendant cette Conférence, nous construirons les bases d’une paix durable dans notre pays.

Source : aBamako

aBamako

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