opposition Conférence d’entente nationale : les raisons du boycott de l’opposition

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Dans une déclaration, l’opposition a indiqué que les termes de référence (TDR) provisoires de la conférence d’entente nationale mentionnent, entre autres : Construire une paix durable sur l’ensemble du territoire ; raffermir l’unité nationale ; assurer la réconciliation nationale et réconcilier l’État et les populations. Outre la production d’une Charte pour la paix et la réconciliation nationale et le débat sur l’Azawad, a-t-elle ajouté, les TDR provisoires fixent comme « objectif spécifique « de la C.E.N., l’analyse des causes profondes des crises que le Mali connaît dans sa partie septentrionale et centrale et qui ont des répercussions sur la paix et la réconciliation nationale.

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C’est à ce titre que l’opposition a suggéré que certains points soient pris en compte dans la rédaction finale des TDR. Leur prise en compte permettrait, a-t-elle fait savoir, une participation large et inclusive de toutes les forces vives du pays et contribuerait au succès de la conférence d’entente.

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C’est dans ce cadre que l’opposition a déclaré : « les groupes nés de la scission des regroupements initiaux signataires devraient être invités à apporter leur contribution à l’entente nationale. Il s’agit de la CMFPR2 (Coordination des mouvements et forces patriotiques de résistance, 2), du CPA (Congrès du peuple de l’Azawad), des deux tendances du MSA (Mouvement pour le salut de l’Azawad), des deux tendances du CJA (Congrès pour la justice de l’Azawad). De même, les mouvements de résistance civile de Gao comme les Patrouilleurs et les principales associations d’agriculteurs, de chasseurs et d’éleveurs du Delta central doivent être invités. Les Maliens de l’extérieur, à travers leurs organisations représentatives, doivent y être associés à leur tour. »

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Concernant l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, l’opposition pense que la conférence d’entente nationale devrait être l’occasion d’une appropriation nationale de l’Accord d’Alger. Ainsi, a-t-elle indiqué, les forces vives du pays auront l’occasion d’apprécier l’Accord, d’évaluer sa mise en œuvre et de fairedes propositions d’amélioration en vue d’en faciliter l’application.
A propos de la situation au Centre du pays, elle a soutenu que les protagonistes de la crise du Centre doivent être invités pour débattre avec toutes les forces vives des moyens de restaurer la sécurité, la paix et la concorde dans cette zone charnière du Mali.
Sur le point des réformes politiques et institutionnelles, l’opposition a signalé que la commission qui travaille dans le secret depuis des mois pour la révision de la constitution devrait être invitée à présenter ses travaux à la conférence d’entente aux fins de recevoir observations et propositions d’amendements. Une telle démarche, a-t-elle dit, donnerait une solide onction consensuelle au projet de constitution.Dans leur déclaration, les partis politiques de l’opposition, ont noté que les termes de référence proposés prévoient l’adoption d’une charte pour la paix et la réconciliation nationale. Or, ont-ils affirmé : « il ne saurait y avoir ni paix, ni stabilité, ni réconciliation, ni entente véritablement nationale sans la prise en compte des préoccupations majeures du peuple malien dont, l’armée et les forces de sécurité : leur restructuration et leur efficacité doivent être discutées par la conférence type et la durée de la présence des forces internationales ne doivent pas être des questions « taboues ». La stratégie de sortie de Barkhane et de la MINUSMA doit être débattue en relation avec la réforme, la refondation de nos forces de défense et de sécurité dans l’environnement sahélien instable qui est le nôtre. »
En outre, l’opposition a mis l’accent sur l’élaboration d’une charte pour la bonne gouvernance et contre la corruption qui engagera toutes les forces vives du pays. Elle recommande aussi que la question de l’organisation d’élections crédibles et transparentes soit inscrite à l’ordre du jour de la CEN pour permettre aux forces vives du pays d’en débattre et d’atteindre un consensus sur les règles d’organisation des élections.

B.D

Source : aBamako

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