Petit conclave

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Les députés du parlement de la Cédéao étaient en conclave à Bamako pour échanger sur le processus de paix au Mali, les défis de la lutte contre le terrorisme. En dépit des initiatives et des efforts déployés par nos États, la menace terroriste reste un des facteurs majeurs de l'insécurité dans l'espace Cédéao. Il est inquiétant d'observer que les actes terroristes ne cessent d'être perpétrés et de s'étendre sur l'ensemble des pays de la Cédéao.

Des actes commis par Al-Qaeda, Ançardine, Al-Mourabitoune au Mali, au Niger, au Nigeria, en Côte d'Ivoire, au Burkina-Faso. Dans ce contexte, le cas du Mali reflète à plusieurs égards toute la complexité de la problématique de la lutte contre le terrorisme dans la sous-région ouest-africaine. En effet, le coup d'Etat du 22 mars 2012, suivi de l'invasion du pays par un mélange de groupes terroristes et de séparatistes, a considérablement fragilisé l'Etat du Mali et ses institutions.

En plus de l'étendue de son territoire (1.241.000 km2), dont plus de la moitié est désertique rendant difficile son contrôle effectif, le pays est également frontalier de deux États non membres de la Cédéao, l'Algérie et la Mauritanie. Avec le déploiement de la Minusma et de la Force française Barkhane, le cas du Mali offre l'opportunité d'apprécier l'efficacité d'une intervention étrangère dans la région ouest-0fricaine à la suite de la Mission des Nations unies en Sierra Leone (MINUSIL), en 1999, la Mission d'observation des Nations unies au Libéria (MINUL) et la Mission des Nations unies en Côte d'Ivoire (MINUCI) en 2003.

C'est dans ce contexte que se tient cette réunion délocalisée de la commission mixte Affaires politiques, paix, sécurité et MAEP/Juridiques et judiciaires du parlement de la Cédéao, que l'honorable Yaya Sangaré a co-présidée avec le Togolais, l'honorable Christophe Tchao, à Bamako.

Source : aBamako

aBamako

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