Politique: les partis de la majorité présidentielle en quête d’homogénéité

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Trois ans après sa création, la convention des partis politiques de la majorité présidentielle (CMP) peine à trouver ses marques. Les premières assises de la soixante de partis politiques tenues, samedi dernier, au Grand Hôtel de Bamako ont servi à corriger ce climat de méfiance qui y règne. Officiellement, il s’agissait de préparer la Conférence d’entente nationale.

«Camarades, nul complexe nous ne devons nourrir. Les saltos des uns et concertos des autres ne doivent pas nous distraire. Nous soutenons un homme d’Etat qui a un projet concret, et avec qui, ensemble, nous avons fait du chemin et obtenu des résultats tangibles», a indiqué Bocary Tréta dans son discours d’ouverture de la cérémonie. Si le président de la CMP multiplie les métaphores, avec des mots italiens de surcroît, c’est parce que sa coalition est devenue une mafia. Dans laquelle le Rassemblement Pour le Mali (RPM) assoit sa position de dominant au détriment des petites formations politiques.
Le départ de l’Alliance Démocratique pour la Paix (ADP-Maliba) de la coalition de partis au pouvoir est encore dans tous les esprits. En effet, en août 2016, l’ADP- Mali est un des tous premiers soutiens au président IBK a fait défection. La raison: le parti qui occupait le fauteuil de vice-présidence à l’Assemblée nationale se sentait écarter des prises de décision sur les questions d’intérêt national. En plus, de son départ, l’ADP Maliba, a aussi débauché quatre députés du RPM. Au moment où les tractations électorales au sujet des communales continuent notamment à Kalaban-Coro ou dans le Mandé entre les membres d’une «même famille politique».
L’objectif général des assises de la CMP, selon les termes de référence est de «créer un espace d’échanges, d’approbation et d’harmonisation, par les cadres scientifiques et politiques de la CMP, des stratégies électorales de la CMP, de la Conférence d’entente nationale et des reformes institutionnelles initiées par le président de la république». Quoi qu’il en soit, Bocary Tréta espère qu’à l’issue des travaux «la majorité présidentielle sortira plus soudée et plus déterminée dans son soutien au président de la République et au gouvernement», conclut-il.

Mamadou TOGOLA

Source : aBamako

aBamako

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