Situation du chemin de fer : Les anciens cheminots donnent de la voix

33

La Maison des jeunes de Bamako a abrité samedi dernier, la deuxième assemblée générale ordinaire de l’Association des anciens cheminots pour la sauvegarde du rail (ACSR). Y étaient présents, outre le président de l’ACSR, Fodé Traoré, l’ancien ministre des Transports, Djibril Diallo qui est aussi le doyen des présidents d’honneur, l’ancien ministre des Transports et des Travaux publics, Cheick Oumar Doumbia et le représentant du ministre de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement, Diakaridia Sidibé. Le président de l’ACSR a apporté la justification et la nécessité de la création, en juin 2015, de son organisation. « Elle procède, explique-t-il, de notre constat amer de la dégradation particulièrement inquiétante de la situation de notre chemin de fer qui, jusqu’à la fin des années 1990, était parmi les plus performants des réseaux ferroviaires des pays francophones au sud du Sahara ». Et de rappeler que le chemin de fer au Mali traverse l’une des périodes les plus critiques de son histoire. Fodé Traoré a, par ailleurs, rappelé que le chemin de fer était confronté à des difficultés, au cours de la décennie 1990-2000. Ces problèmes se rapportaient au financement des derniers projets destinés au parachèvement, au rééquipement et à la modernisation de l’entreprise. Dans cette optique, l’engagement des cheminots avait abouti à la création de l’Organisme commun de gestion du trafic international avec le Sénégal (OCGM), dont la performance avait été appréciée, a-t-il commenté. « Cette concession a été un véritable échec dû à la gestion catastrophique du concessionnaire et les conséquences furent multiples », a-t-il concédé. Au nombre des effets néfastes occasionnés par cette gestion chaotique, il citera le départ volontaire de la crème du personnel du chemin de fer et la dégradation de la situation du parc matériel roulant. M. Traoré déplorera aussi l’incapacité du concessionnaire à assurer le trafic national voyageur et l’empêchement de l’occupation illicite du domaine ferroviaire. Fodé Traoré affirmera que l’ACSR, depuis sa création, a constamment attiré l’attention du département de tutelle sur cette situation, tout en proposant des actions ou mesures à prendre pour endiguer cette situation qui minait le chemin de fer. A titre d’exemple de propositions, il a expliqué que son association avait proposé en 2015, la tenue d’une journée ferroviaire, dont les termes de référence devaient reposer sur la relecture des textes. Intervenant à la suite du président de l’ACSR, le représentant du ministre de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement a témoigné que ces anciens qui ont bien voulu mettre leurs expériences à la disposition des pouvoirs publics ont donné une lueur d’espoir pour reconstruire le chemin de fer. Ils ont, de l’avis de Diakaridia Sidibé, contribué à travers des actions et des suggestions à la recherche de solutions aux problèmes qui entravaient la relance de l’activité ferroviaire. Il a assuré l’ACSR du soutien du département de tutelle.

Sidi Ahamadou BAH

Source : aBamako

aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here