Mali : une conférence pour la paix à la peine

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L’état d’urgence, en vigueur depuis seize mois, a été prorogé ce vendredi pour au moins dix jours. Quatre ans après l’opération militaire française « Serval », le pays reste rongé par les violences. Une conférence de réconciliation s’est ouverte cette semaine.

Les tensions meurtrières n’ont pas disparu au Mali. Une attaque armée a encore fait trois victimes mercredi dans le centre du pays, après la mort de onze soldats au même endroit le 5 mars, tandis qu’une « conférence d’entente nationale » s’est ouverte lundi à Bamako. Celle-ci était prévue par l’accord d’Alger, une paix fragile signée en juin 2015 entre le gouvernement et les rebelles armés touaregs du nord du pays, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). BBC Afrique, Le ReporterL’accord exigeait au préalable une plus grande décentralisation, dans cinq régions rebelles du nord et du centre du Mali. Des pouvoirs locaux ont été installés récemment à Kidal, Menaka et Gao. Mais la sécurité reste précaire dans certaines villes, et la décentralisation se fait toujours attendre à Taoudenni et Tombouctou. Exemple à Kidal, sur Africa News.La CMA a d’abord boycotté la conférence, avant de trouver un compromis avec le gouvernement, sous l’égide de la Minusma, la Mission de l’ONU au Mali. Ainsi, la fin de la conférence, initialement prévue pour dimanche, sera reportée pour laisser davantage de temps aux discussions et aucune charte définitive pour la paix ne sera approuvée. Sahel IntelligenceL’opposition politique, non armée, refuse pour l’instant de participer. Absence de concertation préalable, de discussions sur la gouvernance, délais... Le président du Parti pour la renaissance nationale (Parena), Tiébilé Dramé, en explique les raisons dans une interview à Jeune Afrique, tout en approuvant le discours rassembleur du président malien, Ibrahim Boubacar Keïta.


Source : Africatime

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