La grève dans le secteur de la santé : A quand le bout du tunnel ?

Malgré le service minimum dans les hôpitaux et autres centres de santé, la souffrance des Maliens va crescendo.  Le gouvernement est plutôt préoccupé par la réussite de la conférence d’entente nationale, ne semble pas en faire une priorité.

Les cliniques privées débordent de monde, on nous signale que des morts liés à la grève se multiplient et le bout du tunnel n’est pas pour demain. Le gouvernement n’est aucunement ébranlé par la situation. Selon nos sources aucun cadre de dialogue réel n’est en place pour y faire face. La préoccupation majeure  de l’Etat était la réussite de la conférence d’entente nationale. Trois associations « Biprem », « Trop c’est trop » et « Y’en a marre » ont organisé des sit-in pour inviter l’Etat à prendre le problème à bras le corps. Un dialogue de sourd semble désormais s’installé entre les deux parties, la ministre de la santé da    ns un tweet dit qu’il n’y a aucune revendication sur le manque de matériels dans les  hôpitaux parmi les points de revendication soumis au ministère par le syndicat. Mais de son coté, les grévistes disent le contraire et soutiennent que dans leurs revendications le problème de matériels y figure en bonne place et ne saurait être occulté. Selon le porte parole Djimmé Kanté, tout manque dans les hôpitaux, il n’y a même pas de seringue dans les  laboratoires pour de simple prélèvement, les médicaments essentiels manquent, c’est ce qui fait que les analyses ne sont pas fiable et c’est pourquoi l’amélioration du plateau technique est une préoccupation des grévistes.

Même si dans les revendications du syndicat ne figure pas le manque de matériels dans les  hôpitaux parmi les points de revendication comme le dit madame le ministre cela ne saurait être un motif pour les bouder, madame la ministre doit savoir taire son égo, la revendication salariale est bien un motif de revendication et ne peux être relégué au second plan.   Autant le syndicat est jusqu’auboutiste autant le pouvoir  joue au plus dur. Mais ce qui est sur c’est que  le peuple qui est entrain d’en pâtir.

Baba Fofana


Source : Maliweb

Maliweb

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