Gouvernement : Les défis du RPM à la Primature

Abdoulaye Idrissa Maïga, nommé chef du gouvernement par décret 2017-315 du 8 avril 2017 du président de la République, conformément à la Constitution, a 15 mois pour redresser une gouvernance acculée par le front social et relancer l’économie sans occulter l’éventuelle épineuse question de la réélection d’Ibrahim Boubacar Kéita.

Quatre ans après son élection à la magistrature suprême, le président de la République a finalement consenti à confier la Primature à sa formation politique, le Rassemblement pour le Mali.

Le nouveau grand patron de la Cité administrative est le 1er vice-président du parti. Un acte politique correct. Du moins de l’avis des observateurs de la scène politique. Abdoulaye Idrissa Maïga, précédemment ministre de la Défense et des Anciens combattants, sera le chef d’orchestre du nouvel attelage gouvernemental, dernière cartouche du 1er quinquennat d’IBK.

La nomination intervient dans un contexte sociopolitique tendu. Le front social est en ébullition. La gouvernance d’Ibrahim Boubacar Kéita est contestée. La demande sociale est plus élevée que l’offre. L’attitude du gouvernement de Modibo Kéita face à certains syndicats pouvait être interprétée comme du mépris, la limite de l’incompétence avérée.

Presque tous les secteurs d’activités ont connu ou connaissent un mouvement de grève. Le Syndicat autonome de la magistrature (Sam) et le Sylima ont donné le ton de sept jours ouvrables d’arrêt de travail. Ce mouvement a été suivi par les syndicats des inspecteurs de travail et de la diplomatie. Le gouvernement de Modibo Keita est resté indifférente aux cris des syndicalistes.

Les agents socio-sanitaires et les enseignants du fondamental, du secondaire et du supérieur ont emboité le pas. Et depuis le 9 mars, les structures sanitaires sont fermées ainsi que l’école. Le nouveau Premier ministre devra impérativement relancer le dialogue social en panne pour sauver les secteurs prioritaires comme l’éducation, la santé et l’économie.

L’approche du Rassemblement pour le Mali (RPM) a été toujours décriée y compris par les partis membres de la Convention des partis politiques qui soutiennent le projet présidentiel. Les épreuves sociales ont toujours divisé la CMP. Un signe qui ne présage pas une réélection d’IBK en 2018. Abdoulaye Idrissa Maïga est aujourd’hui l’arme sécrète d’IBK pour rehausser son cote de popularité face à ses challengers de l’opposition.

Bréhima Sogoba

Source : aBamako

aBamako

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