Nouvelle constitution : les députés à l’écoute, avant de se prononcer

La commission Lois de l’Assemblée nationale, en charge du projet de loi relatif à la révision constitutionnelle, parcours toutes les capitales régionales du pays pour effectuer des auditions citoyennes. Objectif : écouter et prendre en compte les recommandations des organisations de la société civile et des populations.

Initialement prévus pour le 27 avril, les échanges autour du projet de révision constitutionnelle sont reportés pour le mois de mai. Elles auront lieu lors d’une séance plénière à l’Assemblée nationale, où les 147 députés de l’Hémicycle voteront pour ou contre le projet de loi. Le peuple sera également appelé à s’exprimer lors d’un référendum. D’ores et déjà, la commission Lois de l’Assemblée nationale, dirigée par l’honorable Zoumana Ntji Doumbia, est à l’écoute des organisations de la société civile et des populations afin de prendre en compte les opinions et recommandations de celles-ci.

Préoccupations des uns… La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme ont déjà été reçues à l’Assemblée nationale. « Nous les avons écoutés et avons pris en compte leurs recommandations », explique Zoumana Ntji Doumbia. Parmi leurs préoccupations, figure celle du principe de libre administration prévue au chapitre 3 de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Tel qu’il y est prévu, la nouvelle constitution devra assurer une plus grande représentation des populations du Nord au sein des institutions nationales. « Les populations maliennes et en particulier celles des régions du Nord auront à gérer leurs propres affaires sur la base du principe de la libre administration », peut-on en effet lire à l’article 6 de l’accord. La création d’un Sénat et l’augmentation du nombre de circonscriptions électorales en vue d’améliorer la représentation des populations du Nord à l’Assemblée nationale, sont les attentes de la CMA sur le plan national.

Objections des autres Pour Ilad Ag Mohamed, porte-parole de la CMA, « le projet de loi ne prend pas du tout en compte les recommandations de l’accord ». Et d’ajouter qu’il faudrait obligatoirement les intégrer. « C’est justement l’objectif des écoutes », répond l’honorable Doumbia, dont la commission a effectué à ce jour plus de quatre-vingt auditions citoyennes. Celles-ci se poursuivent actuellement dans les régions. « La forme républicaine de l’État, l’intégrité territoriale et la laïcité ne sont pas à discuter » et sont des points de la Constitution de 1992 qui ne seront pas touchés, tranche Algateck Ag Ouwaha, membre de la Plateforme.


Source : Africatime

Africatime

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