Huit soldats maliens tués dans une attaque dans le centre du Mali

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Bamako (AFP) – Huit soldats maliens ont été tués mardi et quatre blessés dans une attaque « menée par des terroristes » dans la région de Ségou, dans le centre du Mali, a indiqué à l’AFP une source militaire malienne.

« Nous avons perdu huit militaires mardi dans une attaque complexe menée par les terroristes, entre les localités de Nampala et de Diabali », a déclaré à l’AFP cette source militaire jointe sur le terrain depuis la capitale Bamako.

Quatre soldats ont aussi été blessés lors de l’attaque, a-t-elle indiqué sous couvert d’anonymat.

Nampala, proche de la frontière mauritanienne, est une ville-garnison proche de la frontière mauritanienne, qui a été visée par plusieurs attaques jihadistes meurtrières. Certains assauts ont été revendiqués par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), comme en janvier 2015, lorsque plus de dix soldats ont péri sous le feu des combattants jihadistes.

Et le 19 juillet 2016, une attaque contre la même base militaire avait fait 17 morts, 37 blessés et six disparus parmi les soldats, selon un bilan officiel alors. Le sort des disparus reste inconnu.

Jointe depuis Bamako, une source de sécurité a également confirmé l’attaque de mardi dans la même zone, évoquant huit morts et des blessés parmi les soldats maliens, en précisant que l’assaut a été précédé d’une embuscade.

« Un véhicule de tête de l’armée malienne a sauté sur une mine et les terroristes ont immédiatement ensuite ouvert le feu. Il y a huit morts et des blessés », a affirmé la source de sécurité.

L’attaque a aussi été évoquée par un élu local joint dans la zone, selon lequel un véhicule de l’armée a été détruit et un autre emporté par les assaillants.

Deux habitants de la localité de Niono, au sud de Nampala, ont indiqué à l’AFP avoir vu passer des soldats maliens en direction de Nampala et Diabali, pour renforcer les troupes sur place.

– Retour à Wagadou –

Cette attaque intervient après l’annonce par l’armée française d’une opération menée le week-end dernier par sa force Barkhane au sud-ouest de Gao, la plus grande ville du Nord malien. Barkhane a annoncé avoir tué ou capturé une vingtaine de jihadistes lors de cette opération.

L’opération s’est déroulée samedi et dimanche dans la forêt de Foulsaré, à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso et elle « a permis de neutraliser près d’une vingtaine de terroristes », selon un communiqué de l’état-major de l’armée française diffusé dimanche.

Les terroristes présumés ont été « tués ou capturés », a indiqué dimanche, sans plus de détails, son porte-parole, le colonel Patrik Steiger.

La forêt de Foulsaré est considérée, selon des experts, comme un refuge de groupes terroristes armés.

L’opération militaire française anti-terroriste dans la zone « n’est pas terminée », a affirmé mardi à la presse à Ouagadougou le commandant de la force Barkhane, le général François-Xavier de Woillemont.

Par ailleurs, d’après des sources de sécurité maliennes et étrangères, des jihadistes ont renforcé leur présence dans une autre forêt, celle de Wagadou, dans l’ouest du Mali, dans la bande frontalière avec la Mauritanie.

En 2011 et 2012, la Mauritanie avait mené des frappes aériennes contre la forêt de Wagadou en raison de la présence dans cette zone de bases d’Aqmi, qualifiant ses opérations de « préventives ».

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur d’une rébellion touareg qu’ils avaient fini par évincer.

Les jihadistes ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques.

Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques de jihadistes se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis le sud du Mali.

Lieu où 8 soldats ont été tués mardi et 4 blessés dans une attaque « menée par des terroristes » entre Nampala et Diabali


Source : Afrique360

Afrique360

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