Les responsables de la SOMAGEP à cœur ouvert devant les hommes de média

Le DG de la Société Malienne de Gestion de l’eau potable (SOMAGEP), M. Boubacar Kane, entouré de ses proches collaborateurs, était face à la presse, le jeudi 27 avril 2017 dans les locaux de ladite structure. C’était pour faire le point de l’état des lieux de la situation de production d’eau de la SOMAGEP à Bamako et dans les autres centres à travers le pays.

Les journalistes ont été aussi édifiés sur le rôle de la SOMAGEP, ses missions et les mesures prises pour faire face aux pénuries d’eau à travers le pays. Ainsi, parlant de l’offre et de la demande, le premier responsable de la SOMAGEP dira qu’actuellement, les cinq centrales de Bamako ont une capacité de production de 202 500m3 d’eau contre une demande potentielle de 383 957m3 et une longueur totale de 2130,38 km de réseaux de distribution d’eau potable contre 1963,00 km pour les 17 autres centres du pays.

Il indiquera en outre que l’’accès au service de l’eau potable est limité à 50% de la population de Bamako et 26% desservie par des bornes fontaines. Les inégalités urbaines persistent, ce qui fait qu’un million de personnes, les plus démunies, payent l’eau jusqu’à cinq fois plus cher que les tarifs SOMAGEP. Comme contraintes liées à la production, M. Kane citera entre autres la saturation de la capacité de production à l’échelle nationale spécifiquement à Bamako, l’insuffisance de la capacité de refoulement vers les zones de distribution et la vétusté de certains équipements de production.

S’agissant des problèmes liés à la distribution, on note le sous dimensionnement du réseau de distribution, sa densification insuffisante et la vétusté des réseaux et compteurs. En ce qui concerne les perspectives, le DG de la SOMAGEP indiquera le Projet de Kabala, avec une capacité à terme de 288.000 m3 par jour, qui résoudra le problème d’eau à Bamako. Il est aussi prévu le projet de renforcement des capacités opérationnelles, de réduction de l’eau non comptabilisée avec relève des Bornes fontaines de Bamako, des gros consommateurs et la sectorisation de la gestion de la pression.

Source : aBamako

aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here