SENLIP 2017 : ”Les Journalistes face à leurs devoirs et responsabilité en période de crise”

‘‘ Journalistes et Hommes de Médias : Devoirs et Responsabilités en Période de Crise”, tel était le thème de la 3ème édition de la Semaine Nationale de la Liberté de la Presse (SENLIP) célébrée chaque année par la Maison de la Presse. Les activités de la journée du 3 mai, journée internationale de la liberté de la presse a été présidée par le Ministre de l’Economie Numérique et de la Communication, M. Arouna Modibo Touré en présence de la marraine, Mme Aïchata Cissé et du président de la Haute Autorité de la Communication, M. Fodié Touré.

Dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse commémorée chaque le 03 mai, la Maison de la presse organise depuis trois ans, une semaine dédiée à cette journée. Il s’agit de la Semaine Nationale de la Liberté de la Presse (SENLIP). La cérémonie d’ouverture de cette édition 2017 était présidée par le Ministre de l’Economie Numérique et de la Communication, M. Arouna Modibo Touré. Cette année, le thème retenu était : ” Journalistes et Hommes de Médias, Devoirs et Responsabilité en Période de Crise”.

Pour la marraine de cette édition, le thème est d’autant plus d’actualité que notre pays, le Mali, depuis 2012 est confronté à la pire crise de son existence. Le Mali a frôlé la division, a indiqué Mme Aïchata Cissé. Avant d’ajouter que beaucoup de nos frères et sœurs ont trouvé la mort, certains violé tandis que certains se sont refugiés dans les pays voisins.

D’autres, encore plus nombreux, se sont déplacés à l’intérieur du pays. Pour la marraine, la doyenne Mme Aichata Cissé, malgré l’Accord pour la paix et la réconciliation, qui en principe devrait mettre fin à la rébellion des groupes armés, l’insécurité persiste toujours, avec des attaques fréquentes des Forces Armées Maliennes (FAMA) et des populations civiles par des terroristes, à travers les capitales régionales. Dans la capitale également, les revendications catégorielles des travailleurs et le difficile accès des citoyens aux services sociaux de base (santé, éducation, eau potable, électricité, assainissement etc.) font sortir les populations de leur patience. C’est dire combien le gouvernement est sollicité.

La marraine a ensuite fait savoir que le choix du genre journalistique (Reportage, Interview, Portrait, Enquête etc.) permet en amont au journaliste de ne pas être la cause d’un malentendu, ou d’un désastre national. Si l’Editorial affirme clairement la ligne directrice d’un organe, les grands genres rédactionnels, exigent l’assimilation et la mise en pratique d’une science qui ne peut pas détruire la société ; bien au contraire, elle devrait participer à son édification harmonieuse.

La marraine dit se réjouir de l’honneur que la Maison de la Presse lui a fait de parrainer la semaine nationale de la liberté de la presse (SENLIP), édition 2017.

Pour sa part, le Ministre de l’Economie numérique et de la Communication, M. Arouna Modibo Touré, a rendu un hommage à tous les journalistes qui ont perdu la vie dans l’exercice de leur mission. Il a mis l’accent sur le rôle joué par la presse dans la sensibilisation et l’information des populations à travers les commentaires, les analyses et les enquêtes qui ont permis aux Maliens de comprendre et d’accepter l’Accord issu du processus d’Alger.

”Les journalistes ont pleinement joué leur rôle. Pendant la crise, les journalistes ont été les premiers sur la ligne pour la défense de la patrie à travers leurs articles qui ont prévenu les plus hautes autorités à se préparer d’avance. Vous avez mis le Mali au-dessus de tous et le peuple vous en félicite pour ça”, a déclaré le Ministre Touré. Pour lui, de 1991 à nos jours, la presse a fait un progrès quantitatif très remarquable.

En effet, ce bon quantitatif n’a pas toujours été suivi de la qualité que les lecteurs, les auditeurs et téléspectateurs attendent de la presse. Ce constat, aux dires du Ministre Arouna Modibo Touré, a amené son département à entreprendre un vaste chantier de relecture des textes qui régissent la presse dans notre pays suite à l’exercice collectif de clarification, d’analyse et de synthèse que le Ministère de l’Economie Numérique et de la Communication a mené avec les hommes de médias depuis les 3èmes journées de réflexion sur l’information et la communication de 2009 et l’atelier de relecture des textes de 2010 à Sélingué. En effet, la relecture de la loi sur le régime de la presse et le délit de presse vient de prendre fin au niveau du cabinet et la nouvelle mouture a été transmise à la HAC et au ministère de la justice pour avis.

Le Ministre Touré a fait savoir que le gouvernement a entrepris une nouvelle loi sur le régime de la presse qui consacre la dépénalisation de délit de presse.

Aucun journaliste ne devrait plus se retrouver en prison pour ses opinions. Par contre, les sanctions financières seront infligées à tous ceux qui s’aventureront à porter atteinte à l’honorabilité et l’intégrité des êtres humains. Concernant la carte de la presse, le ministre Touré dira que désormais la carte de presse ne se retrouvera que dans les seules mains des professionnels de l’information.

Pendant une semaine, des communications ont été faites par des doyens, tels que Mamadou Diarra (l’Essor), Diomasi Bomboté (ancien Directeur de communication de l’UNESCO), Adama Thiam (chroniqueur), etc.

Il faut noter qu’il y a 24 ans, jour pour jour, le 3 mai a été proclamé Journée mondiale de la liberté de la presse par l’Assemblée générale des Nations Unies suivant une recommandation adoptée par la Conférence générale de l’UNESCO en 1991.

Youssouf SANGARÉ

Source : aBamako

aBamako

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