Désenclavement du Mandé : Le corridor Kangaba-Dioulafoudo passe de promesse à la réalité »

Le premier ministre Abdoulaye Idrissa Maiga a procédé, le samedi 6 mai 2017, au lancement des travaux de construction et de bitumage de la route Kangaba-Dioulafoudo. D’une longueur de 52 Km, ce tronçon va coûter plus de 19,3 milliards F CFA financé sur le budget national et pour un délai d’exécution de 15 mois.

La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de l’Equipement et du Désenclavement, Mme Traoré Seynabou DIOP ainsi que de nombreux autres membres du gouvernement et de présidents d’institution. Pour la circonstance, les autorités administratives et politiques de la région de Koulikoro ainsi que les notabilités du mandé se sont également fortement mobilisés pour prendre part au démarrage des travaux et célébrer l’avènement d’un ouvrage qualifié de «Route de l’espoir » par le Premier ministre. Même perception du côté du Maire Zé Sinayogo, qui n’a pas omis de souligner la grande satisfaction et le bonheur qu’en éprouvent les populations de Kangaba et du Mandé tout entier. Il s’agissait d’une promesse de campagne du président de la République, a- t-il rappelé, tout en sollicitant le chef du Gouvernement pour le bitumage de 5 km de voies à l’intérieur de Kangaba. Il n’a par ailleurs guère occulté les contraintes liées au désenclavement de la localité au nombre desquelles la difficulté d’acheminement des produits agricoles, d’évacuation des malades, entre autres. En définitive, le tronçon Kangaba-Dioulafoudo arrive à point nommé pour sauver non seulement des vies (enfants femmes enceintes) mais également pour créer de la richesse, a noté le Maire d’une localité où le début de l’hivernage est accueilli par la population avec beaucoup d’angoisses en rapport avec le délabrement des routes.

Faut-il le rappeler, cette cérémonie est la deuxième d’une série de lancement de cinq projets routiers dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Ségou.

Ces projets qui engagent le Mali dans un chantier de désenclavement, pour la ministre de l’Equipement et du Désenclavement, Traoré Seynabou DIOP, sont une concrétisation de la volonté présidentielle d’abréger les souffrances de la population à travers la mise œuvre de la politique et stratégie de développement du Mali. Selon Seinabou Diop, les potentialités culturelles, touristiques et agro-sylvo-pastorales dont regorge Kangaba sont restées sous-exploitées par manque de routes carrossables en toutes saisons. Il fallait donc trouver d’urgence une solution technique et durable, a-t-elle souligné, en mentionnant que «ce projet de construction et de bitumage est la solution que le gouvernement propose pour alléger la souffrance des populations de la zone concernée».

Et la ministre d’ajouter au passage que le projet participe de l’intégration du réseau routier et de communication en Afrique pour autant qu’il va faciliter le développent des échanges entre le Mali et la Guinée et va encourager la mise en valeur de cette zone ainsi que de ses énormes potentialités non encore exploitables à travers une meilleure fluidité des productions agricoles et minières entre autres.

Par-delà le développement de l’économie locale et d’activités génératrices d’emplois, cette route va en outre contribuer à la baisse du cout des transports et des biens de consommation, a-t-elle en outre relevé, en omettant pas de mettre l’accent sur les nouvelles opportunités de développement qu’elle offre à la localité en termes de création d’emplois directs et indirects, de plantation de d’arbres, de bosquets villageois, de points d’eau équipés, etc.

Le Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maiga, avant de donner le coup d’envoi symbolique des travaux, à bord d’un bulldozer, a rendu un hommage appuyé aux anciens du Mandé pour la protection et la sauvegarde de leur tradition au fil du temps avant de saluer l’avènement d’un projet qui transforme le défi en opportunités offerte s. Pour le chef du Gouvernement, ce projet présidentiel, qui s’inscrit dans la dynamique d’allègement de la souffrance des populations, va contribuer au développement économique et social du pays grâce à la facilité de mobilité des agents économiques. Il va plus particulièrement permettre aux populations des localités concernées d’accéder plus facilement aux centres socio-sanitaires mais également de développer la recherche et l’extradition minière dans la zone.

Amidou Keita, Envoyé Spécial

Source : aBamako

aBamako

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