Mise en œuvre du projet PADES: Une mission d’évaluation des indicateurs séjourne au Mali jusqu’au 20 mai prochain

La salle de conférences du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a abrité hier lundi 8 mai, la cérémonie d’ouverture des travaux de la mission d’évaluation du Projet d’Appui au Développement de l’Enseignement Supérieur (PADES). Un projet financé par la Banque Mondiale à travers l’Association Internationale pour le Développement (IDA) avec pour objectif, d’améliorer la pertinence des programmes d’enseignement supérieur sélectionnés et la gestion du système d’enseignement supérieur du Mali. C’était sous la présidence du Secrétaire Général du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Drissa Diallo. Il avait à ses côtés, Fatoumata Dicko, Conseillère Technique au MESRS.
Dans son intervention, Drissa Diallo s’est réjoui du rôle joué par le PADES au profit des Institutions d’Enseignement Supérieur du Mali. Il a salué le Directeur Général de l’ESRS, Pr Abdoulaye Salim Cissé pour son rôle de leadership et l’ensemble des autres acteurs pour leur engagement pour la réussite du PADES.
A sa suite, le coordinateur du PADES, Pr Bakary Cissé a donné certaines précisions sur le PADES et sur la mission d’évaluation.
Selon lui, ce processus d’évaluation est annuel et intervient dans le cadre d’un accord de financement entre le Mali et la Banque Mondiale pour l’évaluation des indicateurs du projet qui ont fait l’objet d’une contractualisation entre le Ministère de l’Enseignement et de la Recherche Scientifique et les Quatre Institutions d’Enseignement Supérieur bénéficiaires. A savoir l’IPR/IFRA de Katibougou, l’Université des Sciences Techniques et des Technologies de Bamako (USTTB), l’ENI-ABT et l’Université de Ségou.
A en croire le coordinateur, ces structures ont été choisies en fonction de la disponibilité des programmes dans les secteurs économiques ciblés qui contribuent à plus de 40% du PIB du pays et emploient près de 75% de la main d’œuvre nationale.
Selon Bakary Cissé, cette évaluation qui se déroulera du 8 au 20 mai prochain sera faite par cinq (5) consultants qui vont évaluer les quatre (4) Institutions d’Enseignement Supérieur sélectionnées sur la base de certains indicateurs. Pour lui, la méthodologie sur le terrain dans le cadre de cette mission d’évaluation sera de rencontrer les Recteurs et Directeurs Généraux, les membres de l’organe de gouvernance et la qualité de l’offre de formation. L’équipe d’évaluation dit-il, se compose de deux groupes qui feront deux jours par Institution d’Enseignement Supérieur.
Après ces précisions du coordinateur, Abdoulaye Barry de l’équipe d’évaluation s’est, au nom de ses collègues, réjoui du choix porté sur eux pour mener cette mission. D’après lui, cette mission consiste à évaluer les IES sur la base de certains indicateurs dont la gouvernance et l’offre de formation, à travers les bonnes pratiques et les faiblesses de ces structures en termes de gouvernance et d’offres de formation. Durant cette mission ajoute-t-il, ils vont regarder deux ou trois groupes d’indicateurs. Le 1er groupe porte sur la gouvernance (les organes et leur fonctionnement, les différents conseils), les outils de gestion pour planifier les activités et le plan stratégique des Institutions d’Enseignement Supérieur. Dans le 2ème groupe, affirme Abdoulaye Barry, ils s’intéresseront aux offres de formation, c'est-à-dire les différentes filières proposées aux étudiants.
A en croire Abdoulaye Barry, le mandat de cette année, contrairement à l’année dernière qui s’est beaucoup focalisé sur les aspects quantitatifs (les exigences d’un recrutement massif d’étudiants et d’enseignants, la promesse de mobilisation de beaucoup de ressources, la tenue d’un nombre important de conseil d’administration…), s’intéressera plus à l’aspect qualitatif. C'est-à-dire, les résultats obtenus en termes de qualité par ces Institutions d’Enseignement Supérieur.
« On veut non seulement que ces Institutions d’Enseignement Supérieur puissent partager leurs bonnes pratiques pour que les institutions qui sont membres du PADES et celles qui ne sont pas encore dans le PADES puissent profiter de ces bonnes pratiques. Mais également, c’est une occasion de renforcer ces capacités », précise Abdoulaye Barry.
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Source : aBamako

aBamako

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