Du PMU-MALI au ministère de la communication: La douze travaux d’Hercule de Arouna Modibo Touré

En moins d’un quart de tour d’une horloge, Arouna Modibo Touré a déjà ébloui de son aura professionnel le bâtiment n°9 de la Cité administrative où il a posé ses valises au lendemain de la formation du dernier gouvernement (le 11 avril) en qualité de ministre de l’économie numérique et de la communication.
Deux semaines après sa prise de fonction, précisément le 27 avril 2017, il a « été admis » à son premier test devant les élus de la nation en arrachant le vote, à l’unanimité des députés présents, de la loi portant création de l’Agence de gestion des fonds d’accès universel (AGEFAU).
Deuxième point précieux du nouveau ministre en charge de la communication : lors de la Journée mondiale de la liberté de la presse, Arouna Modibo Touré a promis la dépénalisation des délits de presse et de veiller respect strict de la délivrance de la carte de presse aux seuls professionnels du métier.
Avec ces acquis moins d’un mois après sa nomination, Arouna Modibo Touré donne du poids à la confiance placée en lui par le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta et le Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maïga, pour gérer le département stratégique de l’économie numérique et de la communication dans un contexte où l’Etat malien s’est engagé dans le processus d’attribution de la 4è licence mobile du pays et où l’effectivité de la 3è licence est toujours sujette à caution cinq ans après son attribution. Dans ses nouvelles fonctions, le ministre Touré a donc de grands défis à relever. Parmi ceux-ci, faudrait-il ajouter la renégociation des contrats de Sotelma-Malitel et d’Orange Mali, pour que le Mali gagne plus.
Si son passage au PMU est une indication pour les Maliens sur ses compétences, Arouna Modibo Touré a eu l’estime des bailleurs de fonds depuis ses débuts dans le circuit productif. Aujourd’hui, les partenaires techniques et financiers du Mali ont un regard admirateur sur lui comme celui qui peut, demain, pousser le Mali de l’avant et en avant.
L’homme justifie d’un parcours universitaire enviable parti d’une maîtrise en sciences économiques et gestion des entreprises de l’École nationale d’administration (ENA) de Bamako en 1996. Il est aussi détenteur d’un diplôme d’executive master en gestion publique et management à Sciences-Po Paris ; d’un certificat en leadership dans le secteur public à l’ENAP Québec au Canada.

Expert international en finances, comptabilité, audit et gestion financière, le CV de Arouna Modibo Touré dévoile également des compétences dans la conception et l’évaluation des politiques publiques, la gestion des travaux des écritures comptables auprès des trésoriers payeurs régionaux, le contrôle des procédures financières et administratives, la réorganisation du système comptable et financier au niveau des collectivités locales, le suivi du dispositif d’appui technique et financier au niveau des collectivités locales.

Doté d’un tel bagage intellectuel, celui qu’on surnomme communément Papou Touré fait ses preuves dans plusieurs bureaux, cabinets de son profil. Puis à l’Anict. De là, il est propulsé en novembre 2014 comme directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe). Mais, pas pour longtemps. Les plus hautes autorités ont été inspirées de le nommer comme Pdg du Pmu-Mali, une société d’économie mixte, grande génératrice de revenus, où se déroulait un véritable drame. C’était le 28 janvier 2015.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les autorités ont eu la main heureuse. En effet, en moins de temps qu’il n’en faut, Arouna Modibo Touré a résolu tous les problèmes autour du Pmu-Mali. A sa prise de fonction, trois défis majeurs s’imposaient à lui : restructurer la société aux fins d’assainir sa gestion financière, réconcilier la famille Pmu-Mali dans laquelle les acteurs étaient devant les tribunaux, et faire de la société une entreprise citoyenne. Comme arme secrète, Papou Touré mit sur pied une gouvernance qui s’articule autour de quatre axes majeurs : le renforcement organisationnel et institutionnel, la sécurisation des recettes, l’informatisation de toute l’activité et le développement de nouveaux produits.

En 26 mois, « Mention très honorable » pour mission accomplie : la direction générale organisée, l’administration modernisée, les finances assainies, le calme revenu, la confiance rétablie, les produits multipliés, pour le bonheur du trésor public (donc l’Etat), du personnel du Pmu, des parieurs, des travailleurs informels, bref, de la nation toute entière.
Aujourd’hui, Arouna Modibo Touré monte d’un cran, appelé à d’autres missions plus alléchantes et, sans doute, plus bénéfiques pour la nation. « Pour l’honneur du Mali », « Pour le bonheur des Maliens ! »
Sékou Tamboura

Source : aBamako

aBamako

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