Point de presse du Porte-parole du gouvernement : Les contours de trois grands programmes socio-économiques expliqués

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Le Porte-parole du gouvernement, Abdel Karim Konaté, était hier devant la presse pour animer son traditionnel point de presse qui se tient à l’issue du Conseil des ministres.

Il était entouré du ministre de l’Energie et de l’Eau, Malick Alhousseyni, du ministre de la Promotion des investissements et du Secteur privé, Konimba Sidibé et du ministre du Développement industriel, Mohamed Ag Ibrahim. Tous sont directement concernés par trois communications écrites approuvées par le Conseil des ministres.

La première communication écrite est relative au financement des systèmes financiers décentralisés, autrement dit les caisses d’épargne. Le ministre Konimba Sidibé qui a présenté le dossier au Conseil des ministres a indiqué que l’objectif principal de la mise en place d’un fonds destiné à garantir le refinancement des caisses répond à une volonté politique de soutenir cette activité. « Ce fonds dont le financement est en cours auprès des partenaires techniques et financiers est déjà crédité de 4 milliards de Fcfa par le gouvernement », a précisé le ministre Sidibé, ajoutant que les banques refusent systématiquement de prêter de l’argent frais à ces institutions de microfinance.

Pourquoi ? « Les crédits que les banques accordent aux particuliers ne sont pas remboursés. L’enveloppe qui reste à recouvrer est de 83 milliards de Fcfa », a expliqué le ministre de la Promotion des investissements et du Secteur privé. Or, la centaine de caisses de proximité que compte notre pays prêtent de l’argent à plus d’un million de nos compatriotes dans 900 points d’opérations, a-t-il révélé.

La deuxième communication écrite a été défendue par le ministre du Développement industriel. Mohamed Ag Ibrahim s’est félicité du lancement du programme de l’UEMOA sur la restructuration et la mise à niveau des entreprises. Après la phase pilote lancée au Mali et au Sénégal, l’institution sous régionale passe à la phase relance, a-t-il expliqué. Il s’agit d’aider nos entreprises à être plus compétitives en faisant plus d’exportation, a-t-il ajouté. Ce programme sous-régional dont le coût estimatif est de 9 milliards de nos francs, promet de jours radieux pour nos entreprises. « Tous les opérateurs en sont déjà informés », a assuré le ministre Mohamed Ag Ibrahim qui s’est dit très heureux de l’annoncer au Conseil des ministres.

À son tour, le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Malick Alhousseyni, a indiqué avoir présenté un ambitieux programme dit d’urgences sociales. « Mettre de l’eau à disposition des populations vulnérables établies aux périphéries de la capitale est une volonté présidentielle qu’il faut nécessairement traduire en actes concrets. Pour l’heure, le tableau est bien noir : 1280 villages ou fractions ne sont pas dotés de points d’eau potable et 377 localités, de 2000 à 5000 habilitants, attendent leurs addictions d’eau », a-t-il expliqué. Face à cette demande croissante, le ministre Malick Alhousseyni a appelé à l’action. Outre le projet gigantesque de Kabala, estime le ministre de l’Energie et de l’Eau, il faut satisfaire en urgence la demande des populations en temps de canicule avec des solutions plus durables. Ainsi, les citernes d’eau convoyées pour servir les quartiers périphériques seront remplacées par des adductions d’eau. Le programme, qui s’étalera jusqu’en 2020, prévoit une série d’ouvrages, dont certains en cours, dans toutes les régions du pays. Le coût n’est pas encore connu, a avoué le ministre de l’Energie et de l’Eau avant de préciser que 150 milliards sont d’ores et déjà mobilisables.

Amadou M. CISSé

Source : aBamako

aBamako

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