ANASER : Marche contre l’insécurité routière

L’Agence nationale de la sécurité routière (Anaser), en partenariat avec le ministère des Transports, a organisé hier la journée de l’Organisation pour la sécurité routière en Afrique de l’Ouest (Osrao) à travers une marche pacifique.

Le Mali, à l’instar des pays de l’Afrique de l’Ouest, organise chaque année la journée de l’Organisation pour la sécurité routière en Afrique de l’Ouest (Osrao). Le thème de cette année est “Ralentissez pour sauver des vies”.

Selon le porte-parole du comité national de sécurité routière, Mlle Bah Diallo, les accidents de la circulation routière constituent la première cause de décès des jeunes de 15 à 29 ans. Elle a ajouté qu’au Mali 60 % des accidents concernent les jeunes et 80 % de ces accidents impliquent les engins à deux roues. Elle a réaffirmé son soutien indéfectible à l’ensemble des partenaires pour inverser la tendance des accidents sur la route. Elle a souhaité l’implication personnelle du ministre pour porter haut le flambeau de la lutte contre ce fléau grâce notamment à l’application dans toute sa rigueur de la règlementation en matière de sécurité routière.

Les marcheurs ont été reçus par le ministre des Transports, Me Baber Gano, et le ministre de la Santé, Pr Samba Ousmane Sow. Le ministre Gano a remercié le directeur de l’Agence nationale de la sécurité routière, le chef escadron Mamadou Sidiki Konaté, pour son courage dans cette lutte.

Il a invité les conducteurs au respect des usagers afin d’éradiquer les accidents. “J’invite les usagers motorisés à éviter la vitesse excessive sur les routes pour la protection des usagers vulnérables comme les piétons, les personnes en situation d’handicap et les personnes âgées”.
Selon ses explications, le Mali a enregistré en 2016 5532 accidents corporels ayant engendré 541 tués. L’excès de vitesse représente la cause première de ces accidents avec 121 tués suivi du non-respect de la priorité avec 74 tués.

L’augmentation de la vitesse ne permet pas un gain de temps mais augmente les risques d’accidents et leur gravité, selon le ministre. En outre la vitesse doit être adaptée non seulement aux conditions météorologiques : la pluie, le brouillard, la poussière mais aussi à l’état de la route et à la densité du trafic, a encore conseillé Me Gano.

Adama Diabaté
Stagiaire

Source : aBamako

aBamako

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