Présidentielles de 2018 : Un véritable casse-tête pour le CE- ADEMA

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La question de la présidentielle de 2018 continue de pourrir la vie aux premiers responsables de l’ADEMA-PASJ, soupçonnés de rouler pour un soutien direct au parti du Président IBK pour les échéances à venir. Pour rappel, c’est le 25 mars 2017 que les militants Adema venus de tous les coins du monde (55 sections de l’intérieur et 23 sections de l’extérieur) à l’occasion de la conférence nationale du parti ont solennellement demandé au Comité Exécutif de procéder au choix d’un candidat à l’interne pour les présidentielles de 2018.
Selon eux, le parti Adema, après 10 ans de gestion du pouvoir et 15 ans d’accompagnement des présidents ATT et IBK doit se frayer un chemin pour retrouver sa renommée d’antan. « Depuis le 25 mars 2017, les contacts se multiplient, les manœuvres sont entamées pour laminer et saper certains cadres, et une guerre des tranchées dont l’ingéniosité ne peut pas égaler celle de la grande guerre (1ere guerre mondiale) est ouverte. La question qui tracasse est la suivante : Pourquoi le Comité Exécutif qui est l’émanation de la base ne veut pas porter le débat, de la candidature à l’interne du parti, à la place publique ? », dénonce un militant Adema.
Les militants du parti sont formels, il faut à l’Adema son candidat pour 2018 et les raisons avancées sont bien authentiques, ils sont engagés pour la cause car ils croient au projet de société de l’Adema que le peuple malien attend. Seulement voilà, le problème est que ceux qui ont en main les destinées du parti notamment les présidents Tiémoko Sangaré, Dramane Dembélé, Mme Conte (présidente des femmes) et Lazare Tembely (président des jeunes) et le Comité exécutif en général, en dépit de l’aval des militants, n’arrivent pas à donner satisfaction à la demande des militants. Ce qu’il faut craindre, s’indigne ce militant, c’est voir le problème dégénérer à une rébellion des militants contre la direction du parti qui n’est apparemment pas en phase avec les militants sur cette question de candidature.
Pour les militants, la vérité est que le CE joue arrêté et pour quelle fin ? Et d’appeler le Comité exécutif à se rappeler que le contexte dans lequel il a été question d’accompagner ATT en 2007 est différent de celui d’aujourd’hui. L’orientation choisie par le camarade Dioncounda président de l’Adema à l’époque était bien motivée. Solennellement, les militants, dans une conférence Nationale, avaient entériné cette décision qui voudrait que « l’Adema transforme son soutien politique en soutien électoral au président Amadou Toumani TOURE ». Et la suite est connue !
Si dans bien de formations politiques, le choix du candidat pour 2018 ne souffre d’aucune ambiguïté, à l’Adema, le Comité Exécutif traîne le pas pour la mise en œuvre d’une décision de la conférence nationale, à savoir le déclenchement du processus de choix du candidat à l’interne du parti pour 2018.
« Les militants à la base sont fatigués des manœuvres des responsables du Comité Exécutif de l’Adema tapis à Bamako, coupés des réalités de leurs zones. Ils sont pour beaucoup dans les échecs du parti. La preuve patente est fournie par les résultats des communales du 20 novembre 2016. Il ressort de l’analyse que le parti se porte bien et la plaie de ce parti est le Comité Exécutif qui a de la peine à donner une orientation claire et aux militants et aux partenaires de la Convention de la Mouvance Présidentielle », persiste notre militant remonté contre la direction de son parti qui, s’adressant aux partisans de la candidature interne du parti, dira qu’ils doivent comprendre que leurs vœux ne se réaliseront que s’ils ont à faire avec un appareil électoral intégral (un parti entier est gage de conquête de pouvoir). Et aux membres du CE qui sont dans les manœuvres de comprendre que s’ils veulent vraiment conforter la CMP pour une brillante élection du président IBK en 2018, ils ne doivent pas offrir un morceau du parti aux partenaires.
Aux yeux de bon nombre de militants de l’Adema, la présentation d’un candidat à l’interne en 2018 est une mission historique que le Comité Exécutif de l’Adema doit accomplir sans complaisance. Dans l’entendement de certains, un parti est créé pour conquérir le pouvoir, et non pour toujours accompagner… une position fortement partagée lors de la conférence nationale.
Il est quand-même bien heureux qu’un membre fondateur de l’Adema, témoin oculaire du choix d’Alpha Oumar Konaré aux présidentielles de 1992, Pr Tiémoko Sangaré soit face à une épreuve de telle grandeur, à savoir amorcer et diligenter le processus du choix du candidat de l’Adema à l’interne. Car au-delà de tous les maux, il s’agit de l’Adema, de son passé, de son présent et de son futur dans la vie politique malienne !
Salif Diallo

Source : aBamako

aBamako

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