Gestion optimale des budgets programmes : Les parlementaires outillés

Il s’agit de les former à relever le défi d’appropriation des innovations du nouveau cadre harmonisé de la gestion des finances publiques conformément aux exigences de l’UEMOA

Pour se conformer au nouveau cadre harmonisé de la gestion des finances publiques au sein des pays membres de l’UEMOA, le Mali envisage la mise en œuvre effective de la budgétisation par programme à partir de la loi de finances 2018. C’est ainsi que le budget 2017 a été aussi élaboré en mode budget-programmes sous forme de test. Pour la réussite de ces réformes, il est apparu nécessaire de renforcer les capacités des honorables députés de l’Assemblée Nationale.
C’est dans ce cadre que la salle Mahamane Allassane Haidara de l’hémicycle abrite depuis le lundi 15 mai dernier et ce jusqu’au samedi 20 mai prochain, une série de formations sur le rôle des parlementaires dans la budgétisation par programme. La cérémonie d’ouverture de cet atelier était co-présidée par le président de la commission Finances, Economie, Plan et Promotion du secteur privé de l’AN, l’honorable Abdine Koumaré et le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Mme Sidibé Zamilatou Cissé. Cette formation qui sera étendue aux autres commissions spécialisées de l’AN s’inscrit dans le cadre des mesures d’accompagnement de la mise en œuvre effective de la reforme de budgétisation par programme à partir du 1er janvier 2018.
Il s’agit de renforcer le pouvoir des membres de la Commission Finances par leur implication dès le début du processus d’élaboration du budget d’Etat, à travers le débat d’orientation budgétaire et la justification de l’intégralité des crédits à l’occasion du vote.
Le séminaire de formation vise à renforcer les capacités des parlementaires à l’appropriation et à la mise en œuvre des réformes du nouveau cadre harmonisé de la gestion des finances publiques. De façon spécifique, il s’agit de présenter aux députés membres de la Commission des Finances les concepts clés du budget ; de les sensibiliser aux enjeux du passage d’une logique de gestion moyens à une gestion axée sur les résultats et d’expliquer clairement leur rôle et degré d’implication pour une gestion optimale des budgets programmes. Des experts et éminents formateurs choisis pour la cause vont présenter des modules sous forme d’études comparatives des systèmes budgétaires.
Les sessions vont tenir compte de plusieurs aspects importants, notamment la prise en compte des préoccupations de performances dans les discussions et débats budgétaires ; l’implication de la justification au premier franc CFA ; le débat d’orientation budgétaire ; les points d’attention dans l’analyse de document budgétaire par les commissions parlementaires.
Dans son intervention, le président de la de la Commission Finances a rappelé que le parlement demeure l’autorité budgétaire suprême, car c’est à la suite de son vote que sont autorisées la perception des ressources publiques et la réalisation des dépenses de l’Etat. C’est à elle revient le rôle de « boucler la boucle » du processus budgétaire, en contrôlant les résultats et les comptes y afférents a ajouté l’honorable Abdine Koumaré.
Pour sa part, Mme le secrétaire générale du ministère de l’Economie et des Finances dira que la réforme de la budgétisation par programme affectera les méthodes et les procédures de l’ensemble des acteurs dont le parlement qui un acteur clé dans la préparation et l’exécution de la loi des finances publiques. La réforme de budgétisation par programme est un long processus, qui requiert l’accompagnement de tous les acteurs a conclu Mme Sidibé Zamilatou Cissé.
Daniel KOURIBA

Source : aBamako

aBamako

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