Emmanuel Macron à Gao s‘est exprimé dans la continuité : Pour sécuriser le Mali et le Sahel

Pour sa première visite au Mali qu’il avait annoncée lors de la campagne présidentielle, le président Emmanuel Macron vient de s’exécuter. Pragmatique, direct, le nouveau chef d’état français veut stabiliser le Mali et le Sahel mais synergie avec les pays du G5 Sahel et l’Europe. Pour se faire, des moyens militaires et financiers seront débloqués pour mettre un terme au terrorisme qui est entrain de prendre des propensions inquiétantes. En tout cas, sa venue au Mali a vu un président français donner un souffle nouveau à l’axe Bamako/Paris.

Selon nos confrères français : « Emmanuel Macron reconnait avoir parlé de Barkhane et du Mali avec François Hollande, sans divulguer plus le contenu de la conversation, “secret-défense” oblige.

Il veut un pilier politique pour le Mali et des réformes constitutionnelles

“Je veux un pilier politique pour le Mali, avec des réformes indispensables pour le pays, dont une réforme constitutionnelle.”

“Cela favorisera le développement d’infrastructures de santé, d’éducation, notamment dans le Nord-Mali, où le terrorisme se nourrit de la grande pauvreté et de l’isolement.” En tout cas, le nouveau président français fraîchement élu, veut que l’application de l’accord d’Alger soit accélérée.

Lutte implacable contre les terroristes

La lutte implacable contre le terrorisme sera accélérée, selon l’hôte du Mali. « Pour assécher le terrorisme, il faut assécher la misère, dit en somme le Président. “C’est pourquoi, en plus d’une action militaire, je veux mener une action de développement.”

“Le chemin qui mène à une paix durable est long et suppose de la détermination, des forces armées, vous, et une feuille de route politique et diplomatique fixée clairement. Ce sont les accords d’Alger. Mais c’est en menant le combat contre la pauvreté, la misère, l’illettrisme.”, a dit Macron. Comme on le voit, Emmanuel Macron tient à un rééquilibrage dans le développement des régions du nord Mali.

Et pour cela, il a insisté sur l’application de l’accord d’Alger, tout rendant hommage à son prédécesseur François Hollande pour sa courageuse décision d’intervenir au Mali en 2013, Macron dira que : “Nous devons aller au bout. Il est indispensable que les actions prévues dans les accords avec le Mali soient conduites.”. Ce message est clair et sera exécuté à la lettre. Donc, cet accord d’Alger sera exécuté comme cela se doit.

S’adressant aux soldats français, le chef suprême des armées a dit que : “Vous êtes confrontés à des modes nouvelles de menaces, des modes opératoires nouveaux, plus complexes chaque jour, mieux équipés, connaissant vos réflexes et vos comportements. Je souhaite que notre politique de Défense réponde à vos attentes et vous permettent de mener à bien vos missions, car votre engagement restera de haute intensité.”

Soldats français, sentinelles contre le terrorisme

“Vous êtes plus que jamais nos sentinelles contre le terrorisme, le fanatisme.Je serai pour les armées un chef lucide, exigeant, toujours présent. Ma détermination dans l’action sera totale. La France porte des valeurs et des principes que le cours du monde met en péril. Il n’est pas un seul Français qui ne sache que les joies de chaque jour ont un prix : celui de votre sacrifice. Il vous honore, et il honore la France. “, a-t-il poursuivi

Le chef de l’état français, n’a pas oublié les soldats français qui sont tombés au Mali lors de cette crise. « Une pensée pour “les 19 Français morts au Sahel pour la France, et le dernier Julien Barbey. Il laisse une veuve et deux enfants. Je sais qu’ils bénéficient du soutien de toute l’armée. Votre solidarité sans faille est un exemple pour tous les Français”, a été observée par le président français

Enfin, Macron a parlé du renforcement de la lutte contre le terrorisme au Mali et dans le Sahel en présence d’un IBK visiblement attentif car, cette visite, la première pour le nouveau locataire de l’Elysée, intervient au bon moment pour notre pays qui se trouve confronté à de sérieux problème d’insécurité grandissante. En accélérant la lutte contre les jihadistes tout en demandant aux algériens d’ne faire autant, Macron prouve toute sa détermination à finir avec le terrorisme au Mali et dans toutes la bande sahélo-saharienne.

Engagement sans faille de la France

C’est pour cela précisent nos confrères français que Macron a confirmé vendredi dernier, l’engagement militaire sans faille de la France au Mali et au Sahel pour la sécurité de la région, évoquant une accélération des opérations contre les groupes djihadistes, lors d’une visite aux troupes françaises, à Gao. Le nouveau président français a précisé qu’il voulait renforcer le partenariat avec l’Allemagne pour la sécurité du Mali et qu’il en avait parlé avec la chancelière Angela Merkel.

Comme nous l’avons annoncé dans notre rédaction du vendredi dernier : « Emmanuel Macron enfoncera-t-il le clou ? », par son discours qui a été sans ambigüité, il suit les traces de François Hollande et de Nicolas Sarkozy, avec la seule différence, qu’il veut mettre le turbo en traquant convenablement les terroristes qui ont pignon sur rue au Mali.

D’où son insistance sur l’application de l’accord d’Alger qui devra ramener la paix et la quiétude dans cette partie du territoire. C’est pour cela qu’il a dévoilé son désir ardent de voir l’accord d’Alger appliqué par ces propos : « Je veux un pilier politique pour le Mali, avec des réformes indispensables pour le pays, dont une réforme constitutionnelle ». C’est ce qui explique la réforme constitutionnelle en cours concoctée par le régime IBK et qui est sérieusement dénoncé par des spécialistes et non les moindres. Les désidératas (comme nous a confié cet observateur avisé) de la communauté internationale emmenée par la France oblige. Une refondation du Mali est engagée n’en déplaise à tous ceux qui se battent avec corps et âme pour nous éviter ce chamboulement brutal.

La visite éclair d’Emmanuel à Gao, qui est décriée par bon nombre de nos compatriotes qui n’ont pas compris le fait qu’il a ignoré Bamako emmenant le Chef de l’état faire le déplacement de Gao, a été une opportunité de marteler que la politique de son prédécesseur, ne changera pas ; ce sera une continuité. « Aussi que les soldats français sont présents au Mali pour combattre les terroristes et non mourir pour le Mali », explique cet autre spécialiste. Bien au contraire, elle sera renforcée. Quant à l’accord de défense signé avec le Mali en 2014 et qui a suscité un véritable levée de boucliers, rien n’a filtré au cours semble-t-il du tête à tête entre les deux présidents.

« Nous ne sommes pas encore au bout de nos peines, car le bout du tunnel n’est pas pour demain. Le néocolonialisme est en marche et en force avec une perte de notre souveraineté et notre dignité bafouée quotidiennement», nous a confié un habitant d’un quartier de Ségou. Comme on le voit, il revient au régime de se battre pour trouver les moyens nécessaires de bien former et d’équiper notre armée car, la France et ses alliés européens et même américains sont au Mali pour leurs intérêts. « Ne comptez-pas sur leurs soldats pour recouvrir toute l’intégrité territoriale qui est loin d’être acquise avec le plan en cours d’exécution », martèle un haut cadre du septentrion.

En tout cas, la visite éclaire combien importante du président français à Gao, a été on ne peut plus claire sur la poursuite de la ligne tracée par ses prédécesseurs, c’est-à-dire la sécurisation du Mali et du sahel dans le cadre de l’Union européenne. D’où la mise en place de cette force de 5 000 hommes dans le cadre du G5 Sahel et qui sera entériné par le conseil de sécurité de l’ONU. C’est dire que les choses sérieuses commencent pour les jihadistes ?

Wait and see !

Bokari Dicko

Source : aBamako

aBamako

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