Mines et énergie : Une bien édifiante revue

Secteurs transversaux, les mines et l’énergie sont incontournables dans le processus de développement socio-économique et industriel. Les mines renflouent les caisses de l’Etat. L’abondance et la disponibilité à un coût compétitif de l’énergie boostent les investissements industriels.

Conscientes de cette réalité patente, les autorités nationales ont décidé d’agir, afin de faire de ces deux secteurs l’un des moteurs du développement social et économique de notre pays.

La première étape et non la moindre consiste à capitaliser les acquis et à pallier par. la même occasion, les difficultés auxquelles ces deux secteurs sont confrontés. C’est tout le sens de l’organisation, le vendredi dernier à l’hôtel Salam, de l’atelier de la revue 2016 du « secteur mines et énergie ». Le ministre des mines, Pr Tiémoko Sangaré a, au nom des deux départements, présidé l’ouverture des travaux de cette revue.

Celle-ci, selon le ministre Sangaré, se tient en application de la lettre circulaire n° 00 265/MEF-SG du 26 janvier 2017, portant sur la préparation et la tenue des revues de budget-programme, de projet-programmes et des revues sectorielles pour l’année 2016.

Le but étant le suivi et l’évaluation de l’état d’exécution des politiques et stratégies sectorielles de développement des « secteurs mines et énergie». Et les résultats issus de ces travaux édifieront sur les efforts déployés dans le sens de faire de ces secteurs l’un des leviers de l’expansion économique du Mali, a-t-il précisé dans son intervention liminaire.

Au nombre des efforts déployés dans cette optique, le patron du département des Mines a expliqué que le secteur des mines a participé à la formation du Produit intérieur brut (PIB) à hauteur de 5,7% en 2016. Cette contribution était de 6,2% en 2015.

La valeur des exportations du secteur minier en 2016 a été de 1 147 milliards de Fcfa. Ce qui représente 68% du total des exportations au Mali estimé à 1 686,55 milliards de Fcfa, contre 1004 milliards de Fcfa en 2015, soit une augmentation de 14,22%, a noté le ministre Sangaré.

Intervenant au nom de son collègue de l’Energie, le ministre des Mines a déclaré que la qualité du service public de l’électricité s’est améliorée. Selon lui, cette prouesse s’explique par, entre autres, la mise en service de la centrale hydroélectrique de Félou (60 MW), la location d’une centrale thermique de 40 MW à Dakar au Sénégal. Et le ministre d’assurer que ces acquis seront consolidés grâce à la poursuite des programmes d’investissement.

S’inscrivent dans cette perspective, le Projet d’appui au secteur de l’énergie (PASE) pour l’amélioration de la qualité du service de l’électricité et le projet de construction du Centre national de conduite (CNC), le doublement de la capacité de la centrale hydroélectrique de Sotuba pour le renforcement de la capacité de production du réseau interconnecté par la réalisation d’une centrale hydroélectrique de 6 MW et la production d’énergie à travers la mise en œuvre de la composante accès à l’énergie du Programme présidentiel d’urgences sociales 2017-2020 avec un investissement cumulé estimé à près d’un milliard Fcfa avec l’appui des partenaires techniques et financiers.

Interrogé sur ces performances annoncées par le ministre des Mines, le directeur de la Cellule de planification et de statistique des secteurs mines et énergie, Mohamed Ouedrago a confirmé : « Nous sommes à 100% de réalisation concernant le financement des projets au niveau du secteur des mines ».

Au niveau du secteur de l’énergie, les financements sont à 64%. A cause, selon Mohamed Ouédrago, des lourdeurs imputables et à la partie malienne et aux partenaires techniques et financiers intervenant dans ce secteur. Pour lui, la pente sera redressée grâce au Programme d’urgences sociales dans le secteur de l’énergie du président de la République et au soutien des partenaires techniques et financiers, dans l’optique de la réalisation des objectifs du Cadre de relance économique pour la croissance et le développement durable (CREDD) et des Objectifs du développement durable (ODD).

Présent à la rencontre, le chef de file du groupe énergie des partenaires techniques et financiers (PTF), Benoît Verdeaux a salué cette initiative qui renforce le dialogue avec le gouvernement. Il a rassuré que son groupe va concentrer, en 2017, ses activités sur les enjeux de la réforme d’Energie du Mali (EDM sa) et l’accompagnement du gouvernement du Mali dans ses efforts considérables et importants dans l’électrification rurale.

La revue 2016 des secteurs mines et énergie, faut-il le rappeler, concerne 24 projets. Le financement global acquis est estimé à 36,722 milliards de Fcfa. Le décaissement est évalué à 24,033 milliards de Fcfa, soit un taux de 65%. Parmi ces 24 projets, cinq relèvent du secteur des mines pour un financement programmé de 1,132 milliards de Fcfa, exécuté à 100%. Les 19 autres sont du secteur de l’énergie avec un financement global acquis de 35,590 milliards pour un décaissement de 22,900 milliards soit 64,3% de taux d’exécution.

Cheick M. TRAORE

Source : aBamako

aBamako

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