Didier Dakouo, désavoué !

Que s'est-il passé ? La question mérite d'être posée au vu du comportement de certains militaires à l'égard du général Didier Dakouo, qui, de surcroît, est actuellement le chef d'état-major général des armées maliennes. Certainement que beaucoup d'eau a coulé sous le pont Wabaria de Gao. Des soldats aux hauts gradés en passant par les sous-officiers, lors de la visite de Macron, les soldats passaient devant le général Didier Dakouo sans le saluer. Certains sont même montés sur ses pieds sans savoir que c’était leur chef. D'autres l’ont fait sciemment. Il connaît les réalités du terrain ; il sait combien les soldats souffrent sur le terrain. Mais, pour certains, il ne fait rien pour l'amélioration des conditions des soldats ; il ne les rend visite quand il y a le ministre ou le président. Tout le contraire des discours qu'il tenait quand il évoluait avec eux sur le terrain. Aujourd'hui, certains hommes au front n'ont aucun respect pour le général Didier Dakouo. Pourtant, il était leur chouchou et les hommes lui faisaient entièrement confiance. Son silence face à certaines dérives au sein de l'armée n'est pas apprécié, et les soldats ne le lui ont pas caché le vendredi 19 mai à Gao. Mon général, vous avez le temps de rectifier le tir.

Un abattoir moderne à Kidal

Un projet de construction d’un abattoir moderne d’une valeur de 50 millions a été lancé le 11 mai à Kidal. L’évènement a eu lieu sur un site situé à un kilomètre de la ville, en présence des autorités administratives et des représentants des éleveurs et des bouchers. D’une durée de trois mois, ce projet a pour objectif de doter la population de la ville de Kidal d’un abattoir moderne, répondant aux normes d’hygiène en vigueur. De plus, le site servira aussi de cadre de concertation entre les différents éleveurs provenant de localités (Kidal et Ménaka) et de cultures différentes. «Á ce jour, les abattages se font à ciel ouvert dans des conditions d’hygiène et de sécurité sanitaire délétères. Alors, la construction de l’abattoir moderne est une chance extraordinaire pour la population de Kidal, car, il aura une incidence positive sur la santé des consommateurs et la qualité de la viande fournie», s’est réjoui Oufene Ag Mohamed, le vice-président de la coordination de la ville de Kidal, lors de son allocution. Ce projet financé par la Minusma, à travers sa section SSR-DDR, s’inscrit dans le cadre de la Réduction de la Violence Communautaire (RVC), au profit de la population de Kidal. À son achèvement, il permettra à la population de consommer de la viande saine. Lors de son discours, le chef de bureau de la Minusma à Kidal, Christophe Sivilllon, a souligné le côté social de ce projet tout en remerciant les autorités administratives et locales : «ce projet va faciliter quotidiennement l’échange mutuel entre les différents groupes pour renforcer la cohésion sociale au sein des éleveurs des différentes communautés». Une pose de pierre symbolique du démarrage du projet, qui va aussi créer des emplois aux jeunes désœuvrés de Kidal, a été organisée pour clôturer la cérémonie.
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Source : aBamako

aBamako

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