Classe politique malienne : A-t-on tiré les leçons de 2013 ?

54

La dernière élection présidentielle a montré à la face du monde les faiblesses de notre classe politique. Indécise, instable, mal organisée, manipulable, elle n’a pu hisser qu’un des leurs au pouvoir avec sans vraiment convaincre. Alors que 2018 approche à grands pas, cette classe politique reprend avec sa danse de sorcière.

Quatre ans après, les agissements d’aujourd’hui ne présagent guère d’une prise de conscience au sein de la classe politique malienne.
Car vue leur manière de conduire la chose politique, les militants convaincus de ces formations politiques doivent interpeller les intellectuels de leur parti sur ce qu’on pourrait appeler leur défaitisme politique, voire leur mort politique. Ces derniers donnent l’impression que la politique est un terrain mettant où compétissent les cancres, les nuls, les médiocres, donc qui n’était pas propice à l’éclosion et l’épanouissement de l’intellectuel.
Et que, ce faisant, ils laissent le terrain libre aux aventuriers, aux opportunistes de tout acabit, aux ignares et aux cancres, de prendre les décisions à leurs places et de les diriger. Conclusion d’un sage politicien : Si vous les intellectuels, les éclairés, vous refusez de militer, vous laisserez votre pays et votre sort dans des mains qui vous conduiront où vous ne voulez pas. Diagnostic juste et fondé de la situation politique actuelle ?
Sans être la seule cause de la déconfiture observée actuellement, l’analyse du politicien a eu le mérite de nous éveiller sur l’apolitisme suicidaire des intellectuels, qui a ouvert de grands boulevards aux spécimens dangereux qui ont progressivement pris en otage la classe politique. De 2002 à 2017, on peut oser dire que la situation s’est encore dégradée. A la place d’hommes éclairés, courageux, capables de prendre des décisions et d’anticiper sur les enjeux de la société de demain, on aperçoit une horde d’opportunistes guidés par le seul souci de préserver leurs intérêts égoïstes.
Les leçons de l’échec
C’est cette situation qui a donné ce à quoi on a assisté à la présidentielle de 2013, où la grande majorité des hommes politiques étaient vomis par la population. Des partis politiques avaient de la peine à désigner un candidat, ou au plus le président du parti était le seul maitre à bord, point barre pas de discussion là-dessus. Ainsi donc des jeunes loups aux longues dents se sont jetés dans le marigot politique, espérant ravi la vedette à leurs ainés. Et ce n’est que le début d’un nouveau parcours de combattant qui commence pour eux.
Assi de Diapé

Source : aBamako

aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here