Assemblée nationale : Nuit blanche autour de la Constitution

Nouvelle mouture ou formule. Du 02 au 0 3 juin 201, les élus de la Nation passèrent de longues heures dans l’hémicycle. Longs débats sur les amendements ou changements à opérer dans la Constitution. La création d’un Sénat aura été le point d’achoppement. Finalement, c’est aux environs de 3 heures du matin que le texte fut voté : 115 voix pour, 35 contre, 1 abstention. Les réactions n’ont pas tardé. Et des inconnues demeurent.

Après les bisbilles de la veille des élections municipales du 20 novembre 2016, majorité et opposition avaient des points de vue divergents, voilà que la division s’annonce dans la classe politique nationale. Cette fois – ci, il s’agit du vote par l’Assemblée Nationale du texte amendé de la Constitution. Nouvelle monture ou formule, c’est selon. L’importance du sujet a retenu l’attention ces derniers temps. Des bribes d’éléments fuitaient dans la presse. Méconnu du grand public, le texte suscitait beaucoup de supputations.

En milieu de semaine dernière, le texte était au menu des débats à l’hémicycle. Il y eut de longs et grands échanges et discussions. Les travaux connurent une suspension sans que les lignes bougent. Pomme de discorde, la création d’un Sénat ou seconde Chambre. Précisément, c’est le fait que le tiers des membres du Sénat soit élu par le Président de la République qui indisposait les députés de l’opposition.

Selon l’honorable Mody N’Diaye, président du groupe parlementaire VRD (Vigilance républicaine et démocratique) : ” Nous pensons que ce n’est pas une bonne chose parce que le Sénat est appelé à représenter les collectivités territoriales. Et il n’y a aucune raison de ne pas faire élire tous les Sénateurs pour le Sénat. Naturellement, cela donne une possibilité, beaucoup de pouvoir au Président de la République qui non seulement va arracher au gouvernement la mission de la détermination de la politique de la Nation, il va nommer des Sénateurs… ”

Argumentaire battu en brèches par son collègue de la majorité, Zoumana N’Tji Doumbia en ces termes : Je ne pense pas que cela puisse renforcer le pouvoir présidentiel.

Cela améliore la qualité du travail parlementaire. Par la désignation, le Président de la République pourrait faire appel à des légitimités traditionnelles, à des autorités coutumières qui pourront apporter leur expertise au travail parlementaire… ”

Du vendredi 2 au samedi 3 juin, la nuit aura été longue, même blanche à l’Assemblée Nationale. C’est aux environs de 3 heures du matin que le texte fut adopté. La majorité par 115 voix a voté pour, l’opposition 35 contre. Il y a eu une abstention. Un référendum est prévu.

En cette période d’insécurité, l’hivernage qui se précise, ne va t- on pas vite en bésogne ? Les citoyens s’interrogent sur l’opportunité d’une telle révision de la Constitution. N’y aurait-il pas d’autres préoccupations. Et le taux de participation ? Ne serait par une autre inconnue ?

B. KONÉ

Source : aBamako

aBamako

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