Application stricte du protocole d’accord du 27 avril 2017 J-2: L’honneur, la dignité et la crédibilité du ministre Empé en jeu !!!

En acceptant l’honneur de piloter le comité de suivi du protocole d’accord signé le 27 avril 2017 librement et volontairement entre le président ressuscité de la fédération malienne de football, Boubacar Baba Diarra et le président du Collectif des Clubs et ligues majoritaires Mamadou Dipa Fané, le ministre Abdoul Karim Konaté dit Empé ignorait certainement la complexité de la crise qui secoue le football malien depuis le 10 janvier 2015.
En tout état de cause à deux jours de l’expiration de la fin d’application du protocole d’accord, Empé ne dort plus qu’un œil car l’un des signatures, à savoir Boubacar Baba Diarra a juré de ne pas respecté ce protocole. Du coup la question qui se pose c’est de savoir si celui qui est considéré comme un homme honnête et de parole va-t-il accepté que sa dignité et son honneur soient bafoués par une tierce personne ?
S’il accepte cela c’est qu’il serait complice de cette tierce-personne et donnerait raison à ces détracteurs qui n’attendent que le 12 juin pour bondir sur lui. Un véritable boulevard royal pour ses détracteurs politiques qui n’attendent une petite erreur pour vomir sur lui car comme on le dit on se connait tous au Mali. En attendant le 12 juin prochain, on peut dire que le bateau Empé a déjà tangué et ne tient qu’à un fil pour définitivement coulé au vu des multiples violations du protocole le ‘’Djihadiste’’ du football malien, Boubacar Baba Diarra sans qu’il ne pipe mot.
S’il réussit à faire respecter le protocole d’accord, il rentrera dans l’histoire à jamais pour avoir réussi là où l’ancien président de la transition, Dioncounda Traoré, le président de l’Assemblée nationale, Issiaka Sidibé, les leaders religieux, les familles fondatrices, la société civile, l’UJMA, le CNJ et la CAFO et le CNOSM ont tous lamentablement échoué à faire raisonner Boubacar Baba Diarra.
Et s’il échoue c’est d’abord sa dignité et son honneur qui se voient à jamais bafoués et ensuite son avenir politique au sein du parti (nous reviendrons sur les relations conflictuels qu’il entretient avec ses camarades), sur sa carrière ministérielle et enfin le risque de voir ses casseroles étalées au grand jour sur la place publique. C’est que Empé doit savoir si réellement il ignore les textes du football, il n’y a aucun article qui interdit la démission d’un ou plusieurs membres d’un comité exécutif d’une quelconque fédération sportive fut-elle du Mali.
La preuve juste après l’élection de Boubacar Baba Diarra le 8 octobre 2013 à Mopti, 9 personnes ont démissionné et remplacé sans que la FIFA ne pipe mot car cela relève d’une affaire interne. Il peut se référer aux statuts de la FEMAFOOT en son article 52 portant sur la démission du Comité exécutif. Ainsi l’article 52.1 stipule « En cas de démission de (….) des membres du comité exécutif, les affaires courantes seront liquidées par le Secrétaire Général qui convoquera une assemblée générale extraordinaire dans un délai maximum de soixante(60) jours à partir de la date de démission. Et l’article 52.2 d’ajouter « En cas d’impossibilité de convocation de l’assemblée générale extraordinaire dans ce délai, un délai de quinze(15) jours sera accordé. Et l’article de préciser que « Le Secrétaire général et le Secrétaire général adjoint ne peuvent aucunement, dans ces circonstances, être candidats ».
Ainsi il risque de rejoindre la liste des déflatés comme Oumar Tatam Ly, Moussa Mara, Mountaga Tall, Choguel Maiga, Dramane Dembélé, Racine Thiam sans oublier des partis et associations politiques qui ont été obligés de plier armes et bagages. A noter que tous les yeux resteront braqués aujourd’hui sur l’issue d’une dernière rencontre jugée cruciale entre le Comité de suivi, la FEMAFFOT et le Collectif pour tenter de donner un souffle nouveau au protocole d’accord mort-né. Une chose est sure si Empé échoue, il devra présenter des excuses publiques au public sportif malien et surtout au ministre des sports qui avait trouvé une solution définitive à cette crise.
Moussa Bamba

Source : aBamako

aBamako

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