La colonisation du Mali continue de plus belle : La faiblesse du régime IBK entraine une liberté sans précédent des agents français sur le sol malien

Le manque de vision du régime IBK ne cesse d’entrainer une liberté sans précédent des agents français sur le sol malien. Ce pays qui regorgeant de ressources minières et énergétiques ne serait plus maître de son destin. Or, Omar Bongo Odimba disait en son temps ceci : « L’Afrique sans la France est une voiture sans chauffeur. Et la France sans l’Afrique est une voiture sans carburant ». Pourquoi cette mainmise de la France sur le Mali sans mesures appropriées de la part du régime ?

J’oubliais que l’on (le Mali) a déjà signé un accord de coopération militaire avec la ‘’Métropole’’ qui leur permet même d’avoir le contrôle militaire de certaines zones du pays où l’armée nationale, de surcroît, le chef de l’Etat malien ne peut mettre pieds. Après chaque bataille avec des terroristes dans des zones inaccessibles par l’armée malienne, l’état major Français publie un communiqué pour affirmer que ses hommes ont bombardé et tué des terroristes, souvent avec des effets collatéraux qui font des victimes civils (des maliens).
Aussi, un fait doit interpeller tout le monde : le cas du bain de sang que les soldats de la Minusma, qui, sous l’égide de l’armée française, ont tiré à balles réelles à Gao sur la population, lors d’une marche de protestation contre l’armée Française et les autres troupes étrangères. Cela honore-t-il vraiment le Mali ? Les accords de coopération militaire permettent-ils aussi que les soldats Français massacrent la population malienne sans être inquiétés ? Certainement oui ! Car, jusque-là, les enquêtes concernant les tueries de Gao n’ont pas abouti.
Que dire aussi des accords économiques qui donneraient carte blanche à la France d’extraire les ressources du pays ? On le sait, il n’y a jamais d’accord militaire sans exigences économiques. Malgré toutes ces contraintes, le Président Ibrahim Boubacar Keïta a signé cet accord pour que la France continue de plus belle sa colonisation. On le sait aussi, aucun Chef d’Etat malien n’a été aussi léger face à la France. Alors que Modibo Kéita a carrément orienté son programme sur le socialisme. Moussa Traoré n’a jamais manqué de dire la vérité à la France et de collaborer avec l’ex URSS. Alpha Oumar Konaré voyait même plus loin que le Président Chirac.
Quand à Amadou Toumani Touré, il n’aurait jamais accepté les aspects imposés : Accord militaire, Accords de partenariat économique, etc. Le chef de junte militaire, Général Amadou Haya Sanogo ne voulait même pas de leur présence sur le sol malien. Quant au Professeur Dioncounda Traoré, le président par intérim de la Transition n’a jamais été partant d’un tel accord militaire avec la France. Pourtant Ibrahim Boubacar Keïta n’a pu résister aux diktats français et exécute docilement tout ce qui lui est dicté, Jusqu’à ce que le Mali redevienne une Sous-préfecture Française.
Cette situation criarde, décriée par nombre de nos concitoyens avec la dernière énergie, vient d’être confirmée par la visite récente du Président Français Emmanuel Macron aux troupes de l’armée française à Gao. Là, celui qu’on prenait comme hôte ne l’était vraiment pas. Au contraire, c’est IBK qui fut l’hôte d’Emmanuel Macron. Ce dernier ayant fait son voyage à bord d’un petit Falcon pour pouvoir atterrir à leur propre aéroport. Ainsi, le Président Keïta dont l’avion a atterri a l’Aéroport International de Gao a pris une voiture pour aller recevoir Macron sur la base militaire Française de Gao. Quelle farce !
D’ailleurs Macron n’est pas venu à Gao à cause du Mali et des Maliens. Il a, d’ailleurs été, on ne peut plus clair: « Je suis venu rendre visite aux soldats Français, en mission pour la France ».
Ce qui est explicitement dit que les soldats de l’opération Barkhane ne sont en mission que pour la France et non pour le Mali.
C’est pourquoi, les Maliens doivent faire énormément attention avec cet accord de coopération militaire qui n’est pas avantageux pour leur pays. Il relève purement de la néo colonisation. Une situation qu’aucun Etat sérieux n’accepterait d’en être soumise. L’heure est très grave !
« Naa laara, A saara »
Alfousseini Togo

Source : aBamako

aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here