Projet de révision constitutionnelle: L’association Cri 2002 invite les citoyens à s’informer davantage

Hier jeudi 8 juin, les responsables du Cercle de Réflexion et d’Information pour la Consolidation de la Démocratie au Mali (CRI 2002) ont organisé une conférence-débats sur le thème : ‘’la réflexion et l’action pour la consolidation de la démocratie dans notre pays par le traitement du passé ’’. Le principal conférencier était Dr Abdoulaye Sall, président de Cri-2002, ancien ministre des Relations avec les Institutions. C’était à la Maison des Ainés en présence du coordinateur des chefs de quartiers de Bamako et de plusieurs chefs de quartiers du District de Bamako.
D’entrée de jeu, le conférencier Dr Abdoulaye Sall a expliqué le contexte de la révision constitutionnelle. Selon lui, par définition, la Constitution est la loi fondamentale à travers laquelle est organisée la démocratie. C’est à ce titre dira-t-il, que la Constitution est à la fois une « latence » et une « permanence » dans sa dynamique d’organisation et ou de réorganisation de la démocratie.

« Elle est à la fois une latence pour les citoyens que nous sommes et qui vivons à l’abri et sous la protection de ses règles, et une permanence pour l’Etat, notre Etat, l’Etat du Mali, qui est sous une double contrainte. Celle de ne pas être libre de ses mouvements et celle d’être dirigé par des représentants élus auxquels cette même Constitution a donné compétence pour le faire », a expliqué le président du Cri 2002.

Par nature dit-il, dans un pays en construction démocratique et en crise comme le Mali, toute proposition de révision constitutionnelle fait l’objet de chaudes empoignades tant sur le plan politique, juridique qu’institutionnel.

Le conférencier a mis l’accent sur les concepts fondateurs et fédérateurs de la démocratie au Mali. Avant de toucher du doigt le projet de révision constitutionnelle en cours.
Il a invité les Maliens à s’informer davantage pour se familiariser avec le contenu du texte.
Aussi, il les a exhortés à faire le traitement du passé pour guérir les mémoires à travers les principes que sont : le droit de savoir, le droit de vérité, le droit à la justice, le droit aux réparations et les garanties de non répétition.

Le président du Cri 2002 Dr Abdoulaye Sall a par ailleurs recommandé de mettre en place un dispositif de veille et d’alerte pour la démocratie, la paix, l’unité, la réconciliation nationale, la cohésion sociale, au niveau national et au niveau des collectivités territoriales. Il a aussi souligné l’organisation de campagnes vigoureuses d’information, de sensibilisation, de formation et de mobilisation citoyenne et civique. Le conférencier a également proposé la fixation dans la Constitution d’une date intangible pour l’investiture du président de la République comme c’est le cas dans tous les pays démocratiques.

« Cela présente l’avantage de fixer un cap, d’assurer et de garantir la régularité des élections dans des délais constitutionnellement établis, visibles, lisibles, évaluables et contrôlables par les citoyens… », a déclaré le président de Cri de 2002.
Fily Sissoko

Source : aBamako

aBamako

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