Référendum sur la nouvelle constitution le 9 juillet 2017 : Premier duel attendu avant 2018 entre la Majorité et l’Opposition

Après avoir gagné la première bataille à l’Assemblée, la Majorité a désormais le vent en poupe pour aborder la campagne auprès du peuple afin que ce dernier adhère à cette nouvelle constitution. Quant à l’Opposition, défaite à l’Assemblée, elle ne s’avoue pas vaincue. Elle compte persuader le peuple souverain de l’inopportunité, de l’infaisabilité, de l’illégalité et surtout du risque que cette Constitution pourrait bien faire encourir au Mali. Ce référendum du 9 juillet 2017 ne serait-il pas la première mi-temps du match de 2018 ? La victoire du OUI ou du NON ne serait-elle pas un indicateur sérieux pour chaque camp avant la présidentielle ? Qui de la Majorité ou de l’Opposition convaincra le peuple ?

Les députés, à plus de 2/3, ont donné leur quitus au projet de constitution, qui sera soumis au suffrage du peuple souverain le 9 juillet 2017. L’âpre combat de l’Opposition (35 voix) n’aura véritablement pas persuadé la Majorité qui a voté à 111 voix. Et cela, sous le regard attentif du peuple, qui aura le dernier mot. Chaque camp a maintenant un mois pour le convaincre du bien-fondé du OUI ou du NON. Au-delà de l’aspect légitimité, la Majorité et l’Opposition semblent avoir une occasion de jauger leur capacité de mobilisation sur le terrain. Cette élection référendaire, serait un baromètre important, plus fiable que les sondages, pour se faire une idée des élections présidentielles de 2018.

Une victoire du OUI, accréditerait IBK et sa majorité de précieux points qui leur permettront d’espérer un second mandat. De ce fait, la Convention de la Majorité Présidentielle ne lésinerait pas sur les moyens et les stratégies pour enlever le gain de la partie. Par contre, une défaite, synonyme du NON, estomperait dans le camp de la Majorité l’espoir de rempiler pour un second mandat et donnerait des ailes à l’Opposition pour la réalisation de l’alternance. Il est même à parier que le NON au référendum du 9 juillet 2017 ferait voler en éclat la CMP déjà très fragilisée par la prise de position de certains grands partis en faveur d’une candidature à l’interne. Mais, comme dirait l’adage, aucun match n’est gagné d’avance, car même une Majorité en lambeaux, gagnerait contre l’Opposition, si cette dernière n’est pas unie.

Tout compte fait, la Majorité et l’Opposition semblent avoir une occasion bénie pour mesurer leurs capacités de mobilisation après les élections de 2013. Qu’on le veuille ou pas, les élections de 2018 s’inviteront dans la campagne pour le référendum. Ainsi donc la première aura l’occasion de parler de son bilan après quatre ans de pouvoir. Quant à la seconde, elle battra en brèche, cette gestion qu’elle qualifie de chaotique et proposera déjà sa vision pour davantage convaincre l’électorat.

Youssouf Sissoko

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Source : aBamako

aBamako

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