Kidal : La commission en charge de l’élaboration de la Charte à la rencontre de la société civile

La ville de Kidal a abrité, le dimanche 11 juin dernier, une rencontre entre la délégation de la commission spéciale chargée de la charte pour la paix, l'unité et la réconciliation nationale ainsi que les différentes organisations de la société civile de la Capitale de l’Adrar des Ifoghas. C’était à la maison de la société civile.

La rencontre consistait à faire la restitution du projet de la charte pour la paix, l'unité et la réconciliation nationale à la population de la région de Kidal. Ensuite, il s’agissait de recueillir les positions de chaque couche sociale et politique par rapport à ce projet.
La société civile a exprimé sa position consistant à la reconnaissance de l' « Azawad » dans toutes ses connotations pour le retour d'une paix durable. Des rencontres similaires ont eu lieu dans les camps de réfugiés maliens en Mauritanie, au Burkina Faso et au Niger. Certains participants ont insisté sur la nécessité de trouver une solution à la problématique de l’ « Azawad » alors que d’autres estiment qu’il faut reconnaitre la dimension politique et économique de cette entité. Par ailleurs, d’aucuns veulent que ce mot soit reconnu comme un endroit physique bien déterminé tel que le « Gourma », « le Pays Dogon », l’ «Adrar des Ifoghas » et d’autres du même genre. Il est prévu que des rencontres similaires soient organisées dans d’autres régions du pays. Les Maliens de la diaspora seront également associés à cette démarche.

Rappelons que c’est le 15 mai dernier qu’une commission spéciale a été mise sur pied avant d’être scindée en deux groupes dont l’un est chargé de l’élaboration de la Charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale et l’autre en charge de la définition de la cartographie des terroirs. Une démarche en phase avec les recommandations issues de la conférence d’entente nationale tenue à Bamako, du 27 mars au 2 avril dernier. Laquelle a été incapable d’élaborer la Charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale ainsi que la problématique de l’ « Azawad ». Ces commissions sont censées apporter des réponses à toutes équations à travers ces rencontres et échanges francs avec les populations.

Source : aBamako

aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here