PASP : 3,9 milliards de francs CFA pour appuyer l’entreprenariat

La cérémonie de lancement du Programme d’appui au secteur privé (PASP) a eu lieu le jeudi 08 juin 2017 au Centre du secteur privé. C’était en présence de ministre de la Promotion de l’investissement et du Secteur privé, Konimba Sidibé ; de l’Ambassadrice de France au Mali, Mme Évelyne Decorps; de la Présidente de l’Association pour la promotion du secteur privé (APEP) Gakou Salimata Fofana et du Directeur du Centre, Beydi Diakité. Ce programme est financé à hauteur de 3,9 milliards de francs CFA (5,9 millions d’euros) par l’Agence Française de Développement (AFD) qui s’inscrit dans sa stratégie d’appui au développement du secteur privé de notre pays.

Pour la notoriété publique, ce Programme d’appui au secteur privé (PASP) dont l’Association pour la promotion du secteur privé (APEP) est le maître délégué pour sa mise en œuvre, a pour objectif principal de contribuer au développement des entreprises au service de l’emploi et de la croissance. Pour ce faire, il poursuit plusieurs objectifs spécifiques en contribuant au dialogue public et privé ; en améliorant la compétitivité des PME/TPE et accompagner leur mise à niveau; en promouvant et facilitant la création d’entreprises par un appui aux créateurs et aux acteurs d’insertion professionnelle et enfin en améliorant l’accès des PME/TPE à des services financiers diversifiés et adaptés à leurs contraintes.

Dans son allocution, la présidente de l’APEP, Gakou Salimata Fofana, a rappelé que la signature de la convention de financement de ce programme a été initiée depuis 2011 mais à cause de la crise 2012, elle a été mise en veilleuse. Alors, elle a fait savoir que c’est le 23 mai passé qu’il y a eu la signature de cette convention entre l’Agence française de développement (AFP) et le Ministère en charge du secteur privé. A l’en croire, le PASP se concentrera sur les petites entreprises formelles et touchera les sociétés informelles avec pour objectif de les aider à se formaliser. Pour la présidente, une action sera également conduite sur un volet «employabilité et entrepreneuriat », permettant à des individus en reconversion, ou portant un projet personnel de formation ou d’entrepreneuriat, de se greffer au dispositif. «Le PASP est pour nous un projet très important qui va non seulement contribuer à la promotion du secteur privé, mais aussi permettra de donner de véritables moyens matériels et humains au CSP qui est notre outil principal d’intervention », a-t-elle dit. Et d’ajouter que le projet permettra aussi à l’APEP de renforcer sa gouvernance et ses capacités pour les partenariats en cours et ceux à venir. «Nous serons là pour contribuer au développement du secteur privé et accompagner l’État dans sa volonté de faire de ce secteur le moteur de la croissance », a-t-elle soutenu.

L’Ambassadrice de France au Mali, Évelyne Decorps, a indiqué que cet ancien projet a eu une nouvelle chance en 2016 c’est pourquoi 5,9 millions d’euros, soit l’équivalent de 3,9 milliards de francs CFA, de subvention française ont été préservées en faveur du Mali. Elle a dit que la France via l’AFD, marque ainsi son soutien au secteur privé malien. Pour elle, celui-ci constitue en effet l’un des moteurs de la mise en œuvre du cadre stratégique malien pour la relance économique et le développement durable (CREDD) dont notre pays s’est doté pour la période 2016-2018.

Pour sa part, le ministre de la Promotion de l’investissement et du secteur privé, Konimba Sidibé, a remercié le Gouvernement français pour cette contribution inestimable à la mise en œuvre de la politique d’appui au développement du secteur privé dont la réussite est un facteur déterminant dans l’avenir de notre pays. Avant de reconnaître que, la pertinence dudit programme ne fait l’objet d’aucun doute car ses composantes traitent des problématiques clés entravant le développement du secteur privé qui sont au cœur des politiques, stratégies, et programmes de promotion du développement du secteur privé du Gouvernement.
Par ailleurs, il est à retenir que le PASP se résume en trois composantes: 1) une composante «Appui institutionnel» d’un montant de 600 000 euros dédié au renforcement des capacités pour une bonne mise en œuvre du PPP ; 2) une composante «Services aux entreprises » d’un montant 4 700 000 euros pour accroitre la performance des entreprises notamment les TPE et les PME et enfin 3) une composante «Appui au financement innovant des TPME» d’un montant de 600 000 euros pour faciliter l’accès des TPME à des financements innovants.

Seydou Karamoko KONE

Source : aBamako

aBamako

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