Réforme du secteur de la sécurité : Les acteurs renforcent leurs capacités

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Depuis le 19 juin dernier se tient au CRES de Badalabougou, un atelier de formation des membres du Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité. Cet atelier est le fruit d’un partenariat entre la Primature, le NDI et la MINUSMA. La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence du directeur résident du NDI au Mali Dr Badié Hima. Il avait à ses côtés, l’Inspecteur Général Ibrahim Diallo, coordinateur du Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité.

Cet atelier qui se tient du 19 au 23 juin est destiné aux membres du Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité. Il s’agit de renforcer leurs capacités dans leurs missions.
Selon Dr Badié Hima, le Conseil National pour la Réforme du Secteur de la Sécurité (CNRSS) a comme mission, la mise en œuvre de la réforme du secteur de la sécurité. Et à ce titre dit-il, il est chargé de définir les orientations stratégiques et de fixer les priorités nationales en matière de réforme, d’évaluer régulièrement le système de défense et de sécurité, d’évaluer périodiquement la mise en œuvre de la réforme, de contribuer, en coordination avec la commission d’intégration, à la définition des critères.
Pour lui, le CNRSS dispose d’un organe exécutif chargé d’assurer la mise en œuvre des décisions et recommandations du conseil national, d’élaborer à l’attention du conseil, les projets, les stratégies et plans à court, moyen et long terme. Mais aussi, de formuler des propositions sur les modalités d’attribution et d’harmonisation des grades et reclassements.
A en croire Dr Badié Hima, cet atelier de cinq (5) jours est le fruit d’un long processus de partenariat fécond entre la Primature et deux de ses partenaires que sont la Minusma et le NDI.
Pour sa part, l’Inspecteur Général Ibrahim Diallo a rappelé que le lancement officiel des activités du Conseil National pour la Réforme du Secteur de la Sécurité a eu lieu le 11 mai dernier. D’après lui, la présente session de formation est une suite logique de cette activité. Et elle constituera un maillon essentiel dans l’opérationnalisation de ce conseil à travers le renforcement des capacités de ses membres et ceux du commissariat.
Actualité oblige, il a évoqué la récente attaque du ‘’campement Kangaba’’ » par des terroristes. Selon lui, cette attaque met en exergue la plus grave des menaces. Il s’agit de l’extrémisme violent qui constitue un défi d’envergure parmi tant d’autres auxquels le pays est confronté et qui appelle à une réponse holistique et collective.
L’Inspecteur Général Ibrahim Diallo dira que pour relever ces multiples défis, qui seront mis en lumière au cours de cet atelier par les différents experts, il faut renforcer nécessairement l’efficacité des institutions publiques de défense et de sécurité dans un premier temps. Mais aussi, celle de toutes les structures de l’Etat à travers un renforcement de la gouvernance dans tous les secteurs.
C’est pourquoi, il a souligné que le processus de réforme du secteur de la sécurité qu’ils souhaitent mettre en place devra non seulement répondre aux menaces sécuritaires en garantissant plus efficacement la protection des citoyens et de leurs biens ainsi que les institutions. Mais également, il devra permettre une mise en œuvre efficace de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.
Fatoumata Fofana

Source : aBamako

aBamako

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