Sommet du G5 Sahel : « La solution contre le terrorisme n’est pas que militaire »

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Ahmedou Ould Abdallah, ex-secrétaire général adjoint de l’ONU, rappelle aux Etats sahéliens que la victoire sur l’extrémisme passera aussi par la lutte contre la corruption.

Le sommet qui doit réunir à Bamako, dimanche 2 juillet, les chefs d’Etat des pays du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) et le nouveau président français donnera l’orientation de la lutte contre le terrorisme dans la région. Au-delà, il sera aussi un test grandeur nature des futures relations entre la France et les pays africains francophones.

Naturellement, ce sommet sera essentiellement consacré à la lutte contre le terrorisme. Il n’est cependant pas certain que les parties accordent la même priorité à cet objectif commun.
Succès rapide et retour

Soucieux du redressement économique et donc politique de la France afin qu’elle reprenne son rang en Europe et dans le monde, le président Macron cherche une solution qui permet d’éviter l’enlisement de la force « Barkhane » dans le Sahel. Il a la bonne approche : on se bat pour gagner.
Il sait que la nature de la menace ne cessant de changer, la réponse fait appel à un plus vaste et plus long engagement militaire. Il sait aussi que cet engagement a besoin d’un large appui diplomatique et demande beaucoup de temps et de ressources humaines et financières. Rester longtemps, c’est exposer la vie et le prestige de 4 000 soldats de l’opération « Barkhane » qui coûtent 500 millions d’euros par an. Partir sur un échec n’est pas une option.
L’opinion publique française, pourtant habituée aux opérations extérieures de son armée, exige un succès rapide ou le retour des soldats au pays. Tout sauf un enlisement.

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Source : Africatime

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