Qui est Iyad Ag Ghaly, le djihadiste qui retient en otage la Française Sophie Pétronin ?

Des islamistes armés opérant au Mali ont diffusé dans la nuit de samedi à dimanche une vidéo montrant six otages, dont Sophie Pétronin, une médecin d'une soixantaine d'années.

Emmanuel Macron en déplacement à Bamako dimanche a salué cette première «trace de vie». Dans la nuit de samedi à dimanche, une vidéo montrant au total six otages, dont la Française Sophie Pétronin enlevée en décembre 2016 à Gao, a été diffusée par des islamistes opérant au Mali. La vidéo, qui dure un quart d'heure, émane du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jabhat Nosrat al Islam wa al Muslimeen, JNIM), alliance formée en mars 2017 par plusieurs mouvements islamistes armés du Mali, dont Ansar Dine, Al Mourabitoune et l'Emirat du Sahara, une émanation d'al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). À sa tête, Iyad Ag Ghaly, qui revendique la paternité de cette alliance.

L'homme qui incarne de plus en plus le djihadisme au Sahel est un vétéran. À un peu plus de 60 ans, Iyad Ag Ghaly - qui a prêté allégeance au chef d'Aqmi - est une figure des rébellions touaregs. Un temps très proche du gouvernement algérien, cet «homme bleu» a incarné le nationalisme touareg dans les années 1990 avant d'entamer une lente dérive vers l'islamisme radical puis le djihadisme. Cette mue semble s'achever après 2006 quand il est nommé consul du Mali en Arabie saoudite à l'occasion d'un accord de paix. Il est expulsé par Riyad en 2010 pour ses liens avec al-Qaida. De retour au Mali, il fonde finalement son propre groupe, Ansar Dine, les «Défenseurs de l'islam». Issu du clan des Ifoghas, Iyad Ag Ghaly prône un combat total contre le gouvernement de Bamako et noue très vite des liens avec al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). Charmeur et respecté, cet imposant barbu entraîne à sa suite nombre de combattants touaregs. Quand la guerre éclate au Mali en 2012, ses hommes prennent le contrôle de Kidal, la capitale touareg, et de Tombouctou. Chassé de ses nouveaux fiefs par les troupes françaises début 2013, il se fait depuis invisible.

Selon plusieurs sources, Iyad Ag Ghaly, qui vivrait dans les confins du désert, le long de la frontière algérienne, une zone dont il est natif, conserve une réelle influence et un commandement effectif.

En savoir plus sur : http://www.lefigaro.fr/international/2017/07/02/01003-20170702ARTFIG0015...


Source : Africatime

Africatime

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