Entre IBK et Chouala Bayaya Haïdara : Le pouvoir recule devant le jeune prêcheur

Le projet de révision constitutionnelle a tendance à sonner le clash entre IBK et Chouala Bayaya Haïdara. Le jeune prêcheur ne cesse de critiquer le projet en gestation. Ses sorties médiatiques ont poussé le pouvoir à revoir sa position par rapport à sa garde rapprochée, dont les éléments avaient été rappelés après la marche de l’opposition.

La grande marche organisée par l’opposition le 17 juin 2017, pour exprimer sa désapprobation par rapport au projet de révision constitutionnelle, avait provoqué une rupture entre le pouvoir et le prêcheur Chouala Bayaya Haïdara. On se rappelle que le jeune prêcheur a participé à ladite marche pour clarifier sa position sur le référendum constitutionnel. Avant son retour à la maison, la hiérarchie avait rappelé les policiers chargés de sa sécurité à son domicile. Ce fut la goutte de trop qui déborda le vase. Et Chouala Bayaya Haïdara n’a pas porté de gants pour fustiger l’attitude du pouvoir et plus précisément le président IBK.

Il a non seulement désapprouvé la manière dont les policiers ont été rappelés. Mais aussi, il a fait des révélations fracassantes sur ses relations avec IBK, le rôle qu’il a joué pour l’introduire auprès des leaders religieux. Mieux il a promis d’entreprendre d’autres actions. Sa sortie médiatique et sur les réseaux sociaux a été prise au sérieux du côté de Koulouba. La sécurité du jeune prêcheur est désormais assurée par des gardes, avec des armes de guerre (PM). Quand nous avons été informés de cette nouvelle mesure, le reflexe journalistique nous a conduit au domicile du jeune prêcheur, sis à Hamdallaye ACI Bocoum. De prime abord, avec le nouveau dispositif, nous avons cru à une résidence surveillée. Mais quand Chouala Bayaya est sorti pour ses courses, le mouvement des militaires nous a prouvé le contraire.

Alors questions : pourquoi le pouvoir a-t-il capitulé après la sortie de Chouala Bayaya Haïdara ? Pourquoi bénéficie-t-il d’une garde rapprochée ? Est-ce une personnalité de la République ?

Quoiqu’il en soit, il serait plus nécessaire que les autorités se départissent des leaders religieux. Ceux-ci seraient mieux dans la mosquée que sur la scène politique. S’appuyer sur les religieux pour chercher ou assoir le pouvoir contribue à leur coller une étiquette qu’ils pourront exploiter pour dicter leur volonté. Du temps de Moussa Traoré, ces religieux ne parlaient pas du tout. Le général Moussa Traoré respectait bien toutes les religions et il ne se référait à qui que ce soit. D’ailleurs les musulmans n’osaient sortir leur tête de l’eau.Seul l’archevêque de Bamako, Mon Seigneur Luc Sangaré profitait de la présentation des vœux du nouvel an pour asséner ses vérités au président Moussa Traoré. Et tout le monde attendait ce moment propice.Un leader n’a pas besoin de scène politique, au risque de dérouter des principes du coran ou de la Bible. En tant que musulmans, nous ne saurons nous opposer aux leaders musulmans, mais la preuve vient d’être donnée par le Vatican, sur le comportement d’un leader religieux à travers Jean Zerbo.

La Rédaction

Source : aBamako

aBamako

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